Éducation des Enfants en Islam

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-‘Amîn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

Allâh ta`âlâ dit dans le Qour’ân honoré :

﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءامَنُوا قُوا أَنفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا وَقُودُهَا النَّاسُ وَالْحِجَارَةُ عَلَيْهَا مَلائِكَةٌ غِلاظٌ شِدَادٌ لا يَعْصُونَ اللهَ مَا أَمَرَهُمْ وَيَفْعَلُونَ مَا يُؤْمَرُونَ﴾
[sOurat at-TaHrîm ‘Ayah 6] ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, préservez-vous, ainsi que vos familles, d’un feu dont le combustible sera des hommes et des pierres… ».

Il a été rapporté dans le Hadîth sur lequel il y a accord, par la voie de Abôu Hourayrah que Allâh l’agrée :

« كُلُّ مَوْلُودٍ يُولَدُ عَلَى الْفِطْرَةِ فَأَبَوَاهُ يُهَوِّدَانِهِ أَوْ يُنَصِّرَانِهِ أَوْ يُمَجِّسَانِهِ »
Ce qui signifie : « Tout nouveau-né, vient au monde avec la prédisposition de l’Islam. Ce sont ses deux parents qui par la suite le font devenir juif, chrétien ou mazdéen [ceux qui adorent le feu] ».

La signification de : « né avec la prédisposition », c’est-à-dire selon l’engagement qui a été pris de lui le jour où Allâh a fait sortir les Ames des fils de ‘Adam, du dos de ‘Adam, et qu’Il les a fait prononcer. Il leur a dit : « Ne Suis-Je pas votre Seigneur ? » Elles ont répondu : « Bien sûr que oui, nous n’avons de dieu que Toi ».

L’éducation des enfants fait partie des choses les plus importantes. L’enfant est un être qui a été confié à ses deux parents, son cœur est un diamant précieux qui n’est pas du tout taillé. Il accepte toute forme. Il va pencher vers tout ce qu’on lui présente. Ainsi, s’il a été habitué au bien et qu’on le lui apprend, il grandira là-dessus et sera heureux dans le bas-monde et dans l’au-delà. Son père lui sera associé dans ses récompenses, ainsi que tous ses professeurs et éducateurs. S’il a été habitué au mal et qu’il a été négligé comme le sont les animaux, il sera malheureux, perdu et le péché pèsera également sur son responsable.

La préservation des enfants se fait en les éduquant, en les rendant courtois, en leur apprenant les bons comportements, en les protégeant des gens du mal et combien sont-ils nombreux de nos jours !

Le tuteur n’habitue pas ses enfants au luxe, il ne leur fait pas aimer l’embellissement et les causes du confort, sinon l’enfant par la suite va perdre le temps de sa vie à les réclamer lorsqu’il grandira.

Il convient également de les surveiller depuis le début. On ne fait garder et allaiter l’enfant que par une femme pieuse pratiquante qui ne consomme que le licite. Car le lait provenant de l’illicite ne comporte pas de bénédictions. Si la croissance de l’enfant en est issue, elle sera entachée de mal et sa nature penchera vers ce qui est relatif au mal. Puis on surveille sa nature ; s’il a de la pudeur, s’il est gêné de certaines choses et pas d’autres et délaisse certains actes, ceci est un bon signe qui témoigne de l’équilibre comportemental et de la clarté du cœur. Il a la bonne annonce d’une raison saine lors de la puberté et il est demandé d’utiliser cette gêne pour son éducation.

Souvent la première chose à laquelle l’enfant est assujetti après deux ou trois ans, c’est l’attirance par la nourriture. Il est demandé de l’éduquer dans ce domaine, par exemple :

– Qu’il ne prenne la nourriture qu’avec la main droite,

– qu’il dise : « Bismi l-Lâh » au moment où il s’apprête à manger,

– qu’il mange ce qui se présente devant lui et qu’il ne se précipite pas à manger avant les autres,

– qu’il ne fixe pas du regard la nourriture ainsi que celui qui mange avec lui,

– qu’il ne mange pas rapidement, et qu’il prenne le temps de mâcher,

– qu’il ne fasse pas suivre une bouchée par une autre avant d’avoir avalé la première,

– qu’il ne salisse pas ses mains ainsi que ses vêtements en mangeant.

– on l’habitue au pain et à l’eau de temps à autre afin qu’il ne considère pas la viande comme indispensable.

– on lui apprend à mépriser le trop de nourriture,

– on fait l’éloge devant lui de l’enfant bien éduqué qui mange peu,

– on lui fait aimer le délaissement des repas aisés, ainsi que la satisfaction de son peu,

– on lui fait aimer les habits blancs,

– on le protège des enfants qui ont été habitués au luxe, à l’aisance, aux habits prestigieux et on l’empêche de côtoyer tous ceux qui incitent à cela.

Il est à savoir que l’enfant qui sera négligé au début de sa croissance aura dans la plupart des cas un mauvais comportement. Il sera menteur, envieux, insistant cherchant à savoir ce qui ne le concerne pas, penchant vers le rire et la vulgarité. On le préserve de ceci avec la bonne éducation. Puis quand il atteindra l’âge de distinction, il sera occupé par l’apprentissage de la science de la religion. La première chose qui lui sera enseignée, c’est l’exemption de Allâh de toute ressemblance avec les créatures et ce qui s’ensuit parmi les sujets de la croyance. Ensuite il lui sera enseigné les jugements de la purification et il lui sera ordonné de l’accomplir ainsi que le jeûne. Après cela, il lui sera enseigné ce qui est interdit [pour les personnes pubères] pour le ventre, la langue, la main, le pied, les yeux, le cœur et le corps. On lui fera craindre de les commettre.

On ne dit pas comme ce que disent certains ignorants d’entre les gens : « Tant qu’il est petit, il ne saisit pas ce que vous lui donnez », ceux-là, on leur réplique par ce qu’a dit l’Imam Al-Ghazâliyy dans son livre IHyâ’ou `Oulôumi d-Dîn après avoir cité des questions de croyance : « .. Sache que ce que nous avons mentionné dans la présentation de la croyance, il convient de l’enseigner à l’enfant dès son plus jeune âge, afin de le protéger et pour qu’il l’apprenne par cœur. Ensuite il en découvrira le sens petit à petit lorsqu’il grandira ». (fin de citation).

Puis on lui enseigne le Qour’ân, les paroles des meilleurs, les histoires des vertueux ainsi que leur état, pour que s’enracine en lui l’amour des saints.

Puis lorsqu’il manifeste le bon caractère et les actes louables, il est demandé de le féliciter et de le récompenser par ce qui le rend heureux. S’il désobéit une seule fois, il est demandé de faire comme si on n’avait rien vu et on ne dévoile pas son erreur, surtout si l’enfant s’est efforcé à la cacher. Car en la divulguant, il se peut qu’il la refasse volontairement, à tel point qu’il ne serait plus insouciant d’être dévoilé. Mais s’il recommence une deuxième fois, il est demandé de le lui reprocher en lui disant : « Prends garde de ne pas recommencer cela ! ». On évite de lui faire sans cesse des reproches à chaque fois, car il en sera accoutumé et son cœur ne sera plus réceptif aux conseils.

Que le père reste imposant dans ses paroles et que la mère lui fasse peur avec ceci. Il est demandé de l’empêcher de dormir la journée car ceci engendre la paresse, de dormir sur des lits luxueux et mous, pour que ses muscles soient vigoureux et on l’habitue à un peu de dureté dans les literies, les habits et la nourriture.

On a dit au Messager de Allâh : « Qui sont les meilleurs des gens ? », il a dit ce qui signifie : « Celui qui a diminué sa nourriture et son rire ».

– On lui fait faire parfois des exercices et du sport pour qu’il ne soit pas emporté par la paresse,

– On l’habitue à ne pas marcher vite et à ne pas se considérer supérieur à ses semblables à cause d’un bien que ses parents possèdent,

– On lui apprend que l’élévation est dans le fait de donner et non pas dans le fait de prendre,

– On lui fait détester l’or et l’argent métal,

– On lui apprend comment s’asseoir, de manière à ne pas poser une jambe au-dessus de l’autre, qu’il ne tourne pas le dos à autrui et qu’il ne baille pas en sa présence,

– On l’empêche de trop parler, on lui apprend que cela entraîne l’insolence,

– On l’empêche de jurer, que cela soit en étant véridique ou dans le mensonge, pour qu’il ne s’habitue pas à cela en étant petit,

– On l’empêche de commencer la parole, à ne parler que pour répondre à la question posée et à être attentif à son interlocuteur lorsqu’il est plus âgé que lui,

– Qu’il se lève pour celui qui est plus âgé et pour lui faire de la place,

– On l’empêche de dire des paroles inutiles, d’être vulgaire, d’insulter, ainsi que de fréquenter celui qui prononce de telles paroles. Car sans aucun doute il leur ressemblera. A la base de l’éducation, c’est de le préserver des gens du mal,

– Après les cours, on lui permet de se distraire, avec un joli jeu de sorte qu’il ne l’épuise pas en jouant,

– On lui apprend l’obéissance à ses parents, à ses enseignants et à ceux qui l’éduquent,

– On lui enseigne que la mort interrompt les plaisirs de cette vie, que cette dernière est un lieu de passage et non un lieu de résidence, mais que c’est celle de l’au-delà qui l’est. Que la mort est attendue à chaque instant, que l’intelligent raisonnable est celui qui a fait des provisions dans ce bas-monde pour l’au-delà.

La voilà la bonne éducation. Car la bonne éducation n’est pas de bercer les enfants dans le luxe, la nourriture, les boissons, les habits ou ce qui est de cet ordre.

Si l’éducation lors de sa croissance est saine, alors tous ces conseils précités au moment de la puberté, se manifesteront dans son comportement, ils seront conséquents, bénéfiques et resteront dans son cœur, tout comme la gravure qui reste dans la pierre.

S’il a grandi sur autre chose, à tel point que l’enfant s’est habitué à l’amusement, la vulgarité, l’insolence, à l’amour de la nourriture, des habits, de l’embellissement et à la fierté déplacée, son cœur refusera la vérité, tout comme un mur qu’on essaierait de construire sans ciment sur de la terre sèche, c’est-à-dire qu’il ne tiendra pas.

C’est donc au début qu’il est demandé de faire attention. En effet, par nature le cœur de l’enfant accepte le bien et le mal et ce sont ses parents qui le dirigent vers l’un des deux côtés.

Sahl fils de `Abdou l-Lâh At-Toustariyy, le saint, celui qui connaît Son Seigneur, a dit :

« Alors que j’avais trois ans, je me réveillais la nuit pour voir comment mon oncle maternel MouHammad fils de Sawâr accomplissait sa prière. Un jour il m’a demandé : « N’invoques-tu pas Allâh, Celui Qui t’a créé ? » je lui ai répondu : « Comment dois-je L’invoquer ? ». Il m’a dit : « Dis dans ton cœur, lorsque tu te remues dans ton lit, trois fois sans que tu bouges ta langue « Allâh sait mon cas, Allâh me voit, Allâh est témoin de ce que je fais ». J’ai dit ceci plusieurs nuits, puis je l’en ai informé et il m’a dit : « Dis-le chaque nuit sept fois » ; j’ai dit cela et je l’en ai informé, il m’a dit : « Dis-le chaque nuit onze fois » ; je l’ai dit. La douceur de cette parole s’est installée dans mon cœur. Après qu’une année s’est écoulée, mon oncle m’a dit : « Garde en toi ce que je t’ai appris et persévère là-dessus jusqu’à ce que tu rentres dans la tombe, elle te sera utile dans ce bas-monde et dans l’au-delà ». Je suis resté ainsi des années, j’ai trouvé en cela de la douceur, en secret. Puis un jour mon oncle m’a dit : « Ô Sahl, celui qui se rappelle que Allâh sait son état et le voit, va-t-il Lui désobéir ? Prends garde au péché ! ». Puis on m’a envoyé vers les kouttAb, où est enseigné le Qour’ân, j’ai appris le Qour’ân et je l’ai retenu par cœur alors que j’avais six ou sept ans, je jeûnais tous les jours et ma nourriture était du pain d’orge sans sel avec de l’eau sans sauce. Puis je suis sorti, voyageant sur terre, des années, puis je suis revenu à Toustar et je veillais en prière toute la nuit ce que Allâh ta`âlâ a voulu ». Fin de citation

L’Imâm AHmad Ibnou Hanbal a dit : « Je ne l’ai pas vu manger de sel, jusqu’à sa mort ».

Regardez l’état de cet homme qui a de l’élévation et du degré. Il en sera de même pour celui qui a grandi d’une manière vertueuse avec une éducation conforme à la loi de l’Islam.

Hâtez-vous d’éduquer vos enfants conformément à ce que Allâh tabâraka wa ta`âlâ agrée et rappelez-vous la parole du Prophète :

« إِذَا مَاتَ ابْنُ ءَادَمَ انْقَطَعَ عَمَلُهُ إِلاَّ مِنْ ثَلاَث صَدَقَةٍ جَارِيَةٍ أَوْ عِلْمٍ يُنْتَفَعُ بِهِ أَوْ وَلَدٍ صَالِحٍ يَدعو لَهُ »
Ce qui signifie : « Lorsque le fils de ‘Adam meurt, ses actes s’interrompent sauf pour trois ; une aumône permanente, une science qui profite à autrui et un enfant pieux qui lui fait des invocations ».

Ce dernier, la plupart du temps, n’a pas lieu sans œuvre et effort des parents. Qu’aucun d’entre nous ne soit négligeant à cause du grand nombre de soucis, d’épreuves et de catastrophes. En effet l’éducation des enfants a la priorité des parents dans la dépense de l’effort, du temps et du nécessaire.

À Voir : Apprendre l’Islam au Petit Musulman

الحمد لله رب العالمين
La louange est à Allâh, le Créateur du monde.

N’oubliez pas les orphelins ! Ces joyaux de notre communauté…

On parle souvent de l’importance des parents en islam et plus particulièrement de celle de la mère, on parle également de celle des voisins ou encore de celle des frères et des sœurs. Seulement, d’autres personnes sont d’autant plus précieuses et méritent particulièrement notre attention et parmi elles, les orphelins.

Ces jeunes êtres précieux
En Islam, un orphelin est celui qui a perdu son père avant d’atteindre l’âge pubère. Parmi les grands personnages islamiques, de nombreux étaient orphelins comme l’imam ash-Shafi’i, l’imam Ahmad Ibn Hanbal, l’imam al-Bukhari ou encore al-Hafiz Jalal al-Din Suyuti. Mais l’un des orphelins les plus importants de l’histoire ne fut autre notre que prophète bien-aimé (paix et bénédictions sur lui) qui a perdu son père avant même d’avoir vu le jour, pour ensuite perdre sa mère 6 ans plus tard.

A travers de nombreux ahadith, notre tendre prophète n’a cessé de nous exhorter au bon comportement envers les orphelins :

« Moi et celui qui prend un orphelin en charge seront comme ceci au Paradis. » ; et il rejoignit l’index et le majeur. » [Mouslim et Boukhari]

L’imam Al Qurtubî (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit sur ce hadith : « Il est du devoir de chaque croyant qui entend ce hadîth de s’efforcer de le suivre, de sorte qu’il sera au Paradis avec le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et en compagnie des autres Prophètes et Messagers (paix sur eux), car il n’y a pas de statut qui soit plus agréable dans l’au-delà auprès d’Allah que la compagnie des Prophètes. » [Sharh Sahîh Al Bukhârî].

Al Hâfiz Ahmad Ibn Hajar Al ‘Asqalânî (qu’Allâh lui fasse miséricorde), lui, a dit sur ce hadîth : « Prendre un orphelin en charge signifie s’occuper de ses affaires et de prendre soin de ses intérêts. » [Fath Ul Bârî].

En d’autres termes, hormis la prise en charge financière du jeune orphelin, prendre soin de ses intérêts est une obligation et ceci consiste notamment à lui assurer sa sécurité, sa protection ainsi qu’un apprentissage religieux et général de qualité ; mais aussi et surtout une bonne éducation comblée d’amour et d’affection.

Quelques exhortations prophétiques
C’est dans cette optique que notre prophète (paix et bénédictions sur lui) n’a cessé de nous enjoindre le bien envers nos petits frères orphelins et a insisté quant à leur prise en charge, notamment en ces termes :

« L’argent est frais et doux ; quel excellent compagnon pour le Musulman ! Pourvu qu’il en donne aux nécessiteux, à l’orphelin et au voyageur en bute à des difficultés vitales. » [Mouslim et Boukhari]
« Celui qui passe ses mains affectueusement sur la tête d’un orphelin pour nulle autre raison que celle de plaire à Allah swt, sera récompensé au jour de la rétribution pour chaque cheveu qu’il aura touché. » [Ahmed]
« Celui qui fait partager à un orphelin musulman, sa nourriture et sa boisson, Allah le fera entrer au Paradis sauf s’il a commis un péché impardonnable. » [At-Tirmidhi]
Selon Abou Hourayra : « Celui qui entretient par son travail la veuve et l’orphelin est comme le combattant au service de Dieu ». Je crois même qu’il a ajouté : « … Comme celui qui passe toute sa nuit à prier et comme celui qui jeûne toute l’année sans rupture. » [Unanimement reconnu authentique]
Et que nous enjoint Allah ?
Le statut de l’orphelin est tellement précieux en Islam, que notre prophète bien-aimé (paix et bénédictions sur lui) n’a pas été le seul à nous ordonner de prendre soin de ce premier. Allah le Très-Haut nous a Lui-même chargés de ce devoir à travers de nombreux versets du Coran. Allah ‘azzawajal a dit :

« La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est  de croire en Dieu, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelque amour qu’on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l’aide et pour délier les jougs, d’accomplir la Salat et d’acquitter la Zakat […] » {Sourate 2/ Verset 177}
« Adorez Dieu et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers  (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Dieu n’aime pas, en vérité, le présomptueux, l’arrogant. » {Sourate 4/ Verset 36}
« Mais par contre, quand Il l’éprouve en lui restreignant sa subsistance, il dit : « Mon Seigneur m’a avili ». Mais non ! C’est vous plutôt, qui n’êtes pas généreux envers les orphelins. » {Sourate 89/ Versets 16-17}
« Quant à l’orphelin, ne le maltraite pas. » {Sourate 93/ Verset 9}
« Et ils t’interrogent au sujet des orphelins. Dis : « Leur faire du bien est la meilleure action. Si vous vous mêlez à eux, ce sont vos frères [en religion]. » {Sourate 2/ Verset 220}
Ces petits joyaux de notre communauté sont des êtres qui ont perdu très tôt l’affection, l’amour, la protection et la douceur de l’un de leurs parents (voire des deux). Il est donc de notre devoir de nous occuper de ces petits êtres chers, de ces jeunes serviteurs d’Allah envers lesquels nous avons tous une responsabilité.

source : http://www.katibin.fr/2016/06/23/noubliez-pas-les-orphelins-ces-joyaux-de-notre-communaute/

Ayat al-Kursi (Sourate 2 : Verset 255) : sa révélation et ses mérites

Ayat al-Kursi est le 255ème verset de Sourate al Baqara (La Vache), seconde Sourate du Saint Coran. Les mérites de ce verset sont immenses. Revenons donc sur les circonstances de sa révélation et sur ses mérites à l’aide du tafsir de l’éminent savant Ibn Kathir (qu’Allah lui fasse miséricorde).

La révélation de ce verset

Sourate al Baqara est composée de 286 versets et a été révélée à Médine, à l’exception du verset 281 qui a été révélé à Mina pendant le pèlerinage d’adieu. Elle est la première sourate à avoir été révélée suite à l’émigration du Prophète (‘alayhi salat wa salam).

Cette sourate s’appelle La Vache en référence aux versets 67 à 73 qui la composent. Elle est la sourate la plus longue du Saint Coran et une sourate comportant de nombreux mérites, notamment le verset du Trône.

Les mérites de ce verset

Tout d’abord, ayat al-Kursi a le mérite de faire partie de sourate al Baqara. Cette sourate a de grands mérites. En effet, la récitation de cette sourate éloigne Shaytane. C’est ainsi qu’Abu Hurayra (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Prophète (‘alayhi salat wa salam) a dit : « Ne transformez pas vos maisons en tombes. Le démon n’entre jamais dans une maison où on récite sourate al baqara ». (Muslim, Ahmed, At-Tirmidhy). Ainsi, la récitation de ce verset et de la sourate entière permet au foyer de vivre et d’être préservé de Shaytane.

De plus, ce verset a le mérite d’être le meilleur des versets du Saint Coran. C’est un verset qui célèbre la gloire d’Allah. En effet, ‘Oubay ibn Ka’b (qu’Allah l’agrée) a dit que le Prophète (‘alayhi salat wa salam) a demandé : « Quel est le meilleur verset qui se trouve dans le Livre d’Allah ? » Il lui répondit : « Allah et Son envoyé sont les plus savants ». Comme il réitéra cette question sans avoir aucune réponse, il lui répliqua : « Il est le verset du Trône ». Puis il ajouta : « Que l’acquisition de la science te soit facile ô Abou al Moundher. Par celui qui tient mon âme dans Sa main, ce verset a une langue et deux lèvres pour célébrer la gloire d’Allah auprès du Trône ». (Ahmed).

Par ailleurs, la récitation de ce verset protège le foyer de Shaytane. De même, ayat al-Kursi est le maître des versets du Saint Coran. En effet, Abou Hurayra (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) a dit : « Dans la sourate « la vache », il y a un verset qui est le maître des versets du Coran ; il n’est récité dans une maison sans que le démon ne la quitte« . (Al Hakem). Ainsi, ayat al-Kursi est une véritable protection pour chaque musulmane sobhanAllah. C’est ainsi que le Prophète (‘alayhi salat wa salam) récitait ayat al-Kursi chaque nuit avant de s’endormir.

Ainsi, les mérites de ce verset devraient amener chacun d’entre nous à le réciter quotidiennement en le méditant, mais également à ceux qui ne le connaissent pas encore de l’apprendre afin d’en tirer profit incha Allah.

Source : Ajib.fr

Le bon comportement en Islam

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent. Et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-’Amîn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

Allâh tabâraka wa ta`âlâ dit dans le Qour’ân honoré :

﴿ قُلْ هَلْ يَسْتَوِي الَّذِينَ يَعْلَمُونَ وَالَّذِينَ لا يَعْلَمُونَ ﴾
ce qui signifie : « Dis : Sont-ils équivalents ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? » [sôurat az-Zoumar ‘âyah 9]. Les saints, les gens de la vérité, de la fidélité, de la pureté, ceux qui obéissent à Allâh ta`âlâ de manière complète, les savants qui œuvrent, qui craignent Allâh, qui font preuve de piété, qui se prosternent et s’inclinent, qui se sont embellis par le bon comportement, qui ont accouru pour accomplir le bien : ils se sont embellis par les bons caractères pour prodiguer le bien. Combien nous-mêmes, que nous soyons des individus ou des familles, que nous soyons des dirigeants ou des administrés, combien il convient que nous nous embellissions par le bon comportement et que nous accourions pour prodiguer le bien.

Il a été rapporté dans le Hadîth du Prophète qu’il a répondu à son compagnon Abôu Dharr, que Allâh l’agrée, par ses recommandations honorables qui élèvent le degré de celui qui œuvre avec et s’y attache. En effet, Ibnou Hibbân a rapporté dans son SaHîH d’après Abôu Dharr, que Allâh l’agrée, qu’il a dit : « Mon Bien-aimé [MouHammad] m’a recommandé des comportements de bien. Il m’a recommandé de regarder celui qui a moins que moi et de ne pas regarder celui qui a plus que moi. Il m’a recommandé d’aimer les pauvres, de me rapprocher d’eux, et il m’a recommandé de dire la vérité même si elle est amère. Il m’a recommandé de maintenir les liens avec les gens de ma famille proche même s’ils ont pris des distances. Il m’a recommandé de beaucoup dire : lâ Hawla wa lâ qouwwata ‘il-lâ bi l-Lâh (il n’est de force pour obéir à Dieu que par Son aide et il n’est de protection contre la désobéissance à Dieu que par Sa protection) ».

Le bon comportement, agir en bien, fait partie des comportements du Prophète `alayhi S-Salâtou wa s-salâm. `A’ichah, que Allâh l’agrée, a dit dans la description du Prophète : « Il n’était pas vulgaire, il n’était pas indécent, il n’était pas de ceux qui levaient la voix dans les marchés et il ne répondait pas au mauvais acte par un mauvais acte mais il pardonnait ».

Parmi les caractères du Prophète arabe honoré, il y a ce qu’il a dit pour nous éduquer et nous enseigner :

« من كظم غيظا وهو يستطيع أن ينفّذه دعاه الله يوم القيامة على رؤوس الخلائق حتى يخيّره في الحور ما شاء »
ce qui signifie : « Celui qui a étouffé une colère alors qu’il était capable de la laisser éclater, Allâh ta`âlâ, au jour du jugement, lui donne à choisir parmi les femmes du paradis celles qu’il veut » [rapporté par Abôu dâwoud et at-tirmîdhiyy].

Le messager de Allâh صلى الله عليه وسلّم a dit aussi :

« إنَّ الله يعطي على الرفق ما لا يعطي على العنف »
ce qui signifie : « Dieu accorde à ce qui est fait avec douceur ce qu’il n’accorde pas à ce qui est fait avec violence ».

Mes frères en Islam, ce sont-là des caractères du Prophète `alayhi S-Salâtou wa s-salâm et ses recommandations. Le Prophète `alayhi S-Salâtou wa s-salâm, celui qui a le beau visage et le bon comportement nous a recommandé de prodiguer le bien, d’avoir le bon comportement. Quel est donc le bon comportement avec lequel nous devons nous embellir, individus et familles, savants, gouverneurs et gouvernés, enseignants et disciples ? Qu’est-ce qu’a dit `Abdou l-Lâh Ibnou Moubârak dans la description du bon comportement ? Il a dit : « C’est d’avoir les traits du visage souriants, de prodiguer du bien et de ne point nuire ».

Les leçons de morale dans la religion sont par ailleurs nombreuses mais ce qui est à prendre en compte, c’est d’en tirer des leçons pour soi-même et d’en être exhorté. Les leçons de morale dans le Qour’ân honoré et le Hadîth prophétique honoré, les propos des compagnons honorables et de ceux qui les ont suivis correctement sont autant d’exhortations, autant de leçons de morale louables. Pourquoi alors ces disputes, pourquoi ces séparations, pourquoi faire très mal à ses propres parents, pourquoi l’épouse ne satisfait-elle pas au droit de son mari et inversement, pourquoi beaucoup sont injustes envers eux-mêmes et envers les autres alors que les leçons de morale sont nombreuses, les exhortations sont nombreuses, les ‘âyah du Qour’ân, étant à ce sujet, claires, et les Hadîth sûrs confirmés et clairs. Ce qui est à prendre en compte, c’est d’agir conformément à ce qu’on a appris, ce que tu dois prendre en compte, c’est d’appliquer à toi-même ce que tu entends de la science de la religion et les règles de comportement selon la Loi de l’Islam. Oui le Prophète a recommandé à Abôu Dharr de regarder celui qui a moins que lui dans le bas-monde pour remercier les bienfaits de Son Seigneur et pour ne pas rejeter ou négliger les bienfaits que Allâh t’a accordés. Ainsi concernant les choses du bas-monde, regardes celui qui a moins d’argent que toi, et celui qui n’a pas d’enfants et celui qui a plus d’épreuves que toi, et celui qui a des maladies plus graves que les tiennes, pour que tu dises : Al-Hamdou li l-Lâh `alâ koulli Hâl, la louange est à Allâh en toute situation.

Il a dit : « et que je ne regarde pas celui qui a plus que moi ». En effet, ceux qui regardent les gens que Allâh a comblés de bienfaits de ce bas monde, s’ils n’ont pas d’argent, s’ils n’ont pas d’enfants et n’ont pas une bonne santé, beaucoup vont œuvrer dans l’interdit pour obtenir plus de biens de ce bas monde, pour que leur compte en banque augmente par exemple, ainsi ils frappent aux portes de l’interdit et ne se suffisent plus du licite. Voici le cas de certaines personnes qui sont source de dissension par leur insistance à vouloir plus, ils ne cessent de demander, de demander toujours plus, au point que l’homme en charge de la famille se noie dans l’argent interdit, jusqu’à ce qu’il se noie sous le poids des dettes après avoir essayé les paris d’argent en revenant perdant et déçu. Certains ne regrettent pas suite à ce qui leur arrive mais se laissent aller d’une affaire à une autre, allant de la fornication à la boisson de l’alcool, des paris d’argent jusqu’à faire des emprunts avec gain usuraire.

Est-ce que celui qui a commis les péchés, les personnes qui lui demandaient toujours plus, le protégeront du châtiment ? Le sauveront-t-ils du supplice de la tombe si jamais il s’est sali avec de l’argent interdit, en étant injuste avec les gens, pour satisfaire à leur demande, en faisant ce que Allâh ta`âlâ a interdit ?

Abôu Dharr a dit : « Le Prophète `alayhi S-Salâtou wa s-salâm m’a recommandé d’aimer les pauvres et de me rapprocher d’eux ». Tiens la compagnie des gens de vertu afin que tes amis et les amis de tes enfants soient des gens de science et de vertu. Que les étudiants en science de la religion, les gens respectueux et polis qui ont le bon comportement, soient des amis pour toi et tes enfants. Ne tiens pas la compagnie des gens peu recommandables et n’autorises pas tes enfants à les fréquenter. Il en est de même pour ton épouse car la mauvaise compagne entraîne avec elle celle à qui elle tient compagnie. Beaucoup de pères sont dans une insouciance à cet égard, ils délaissent leurs enfants et sont surpris par la suite que leur fils est devenu le membre d’une bande qui fume ou consomme de la drogue tel que le cannabis,  la cocaïne, ou l’héroïne,  qui vend ou fait le trafic des drogues ou qui est surpris que sa fille est devenue l’habituée d’endroits suspects, que Allâh nous préserve. Tout cela sous le prétexte de la civilisation.

Quant à la religion agréée par Allâh tabâraka wa ta`âlâ, beaucoup pensent qu’elle n’est destinée qu’aux pauvres et aux miséreux, à ceux dont les cheveux sont devenus gris et qui sont au bord de la tombe. Ceux-là croient que la religion n’est destinée qu’à ces gens-là seulement. Croire cela est de la mécréance que Dieu nous préserve de cela. Les jeunes, les riches, les hommes et les femmes qui sont dans la force de l’âge, peu d’entre eux s’attachent à la Loi, aux jugements de la religion agréée par Allâh.

Abôu Dharr a dit : « Il m’a recommandé de dire la vérité même si elle est amère ». Remets en cause ton avis ! Ne sois pas de ceux qui ne retiennent que leurs propres avis ! Et que ton souci ne soit pas d’avoir un avis meilleur que celui de tes frères en Islam. Entraidez-vous pour le bien et la piété et ne t’attaches pas seulement à ton propre avis.

Abôu Dharr a dit : « Il m’a recommandé de maintenir les liens avec mes proches même s’ils ont pris des distances ».

En effet, la dislocation de la société aujourd’hui et ce qu’elle endure comme dissensions et comme calamités a pour cause le fait de ne plus rester attachés par les liens de la religion, les liens fraternels que Allâh ta`âlâ nous a incités de maintenir dans le Qour’ân et que le Prophète `alayhi S-Salâtou wa s-salâm nous a ordonnés. Certaines personnes ne connaissent même pas leur tante maternelle ou paternelle ni leur oncle maternel ou paternel. Celui-ci ne rend visite à son grand-père ou à sa grand-mère qu’après dix ans ou lorsqu’on lui envoie la feuille annonçant son décès. Il attend alors à l’extérieur de la mosquée pour demander: « Nous a-t-il laissé un quelconque héritage ? ».

Et Abôu Dharr a dit : « Il m’a recommandé de dire beaucoup : lâ Hawla wa lâ qouwwata ‘il-lâ bi l-Lâh ». En effet cette phrase délivre du chagrin par la volonté de Allâh. Alors dis beaucoup : Lâ Hawla wa lâ qouwwata ‘il-lâ bi l-Lâh : il n’y a de protection contre les désobéissances à Allâh que par la préservation de Allâh et il n’y a de force pour Lui obéir que par Son aide.

Il n’est pas permis d’aider aux péchés
Il convient au musulman de faire preuve de bon comportement, de patience et d’indulgence envers les musulmans et non musulmans, mais il ne doit pas aider à ce qui est interdit car le prophète صلى الله عليه وسلّم a dit :

« لَا طَاعَةَ لِمَخْلُوقٍ فِي مَعْصِيَةِ الْخَالِقِ »
ce qui signifie : « on n’obéit pas à une créature pour désobéir au Créateur » [rapporté par At-Tirmîdhiyy]. Ainsi il n’est pas permis d’aider à commettre les péchés ni à la mécréance, en effet aider au péché est un péché et aider à la mécréance est de la mécréance, de même approuver la mécréance est de la mécréance. Donc il est interdit d’offrir des boissons alcoolisées par exemple ou de la viande qui n’est pas égorgée ou du porc. De même il est interdit d’inciter une personne à prononcer la mécréance, en lui posant des questions qui les mèneraient à dires des choses contraires à la religion de l’Islam. Comme il est interdit d’aider la personne à pratiquer la mécréance tels que les rituels des non musulmans. Voir : Comment le Musulman Préserve sa Foi. Éviter Apostasie, Mécréance, Blasphème.

De même, il n’est pas permis d’offrir à manger aux gens (musulmans ou non) durant la journée de ramaDân. Car le fait de manger est interdit durant la journée de RamDân et cela est permis le soir.

La règle de base en Islam est la suivante : aider au bien est un bien et aider au péché  est un péché donc aider à la mécréance est de la mécréance. Allâh ta`âlâ dit :

﴿ وَتَعَاوَنُوا عَلَى الْبِرِّ‌ وَالتَّقْوَىٰ ۖ وَلَا تَعَاوَنُوا عَلَى الْإِثْمِ وَالْعُدْوَانِ ۚ وَاتَّقُوا اللَّـهَ ۖ إِنَّ اللَّـهَ شَدِيدُ الْعِقَابِ ﴾
Ce qui signifie : « Aidez vous pour le bien et la piété et ne vous aider pas pour le péché et l’injustice» [sôurat al-mâ’idah ‘âyah 2].

Allâh ta`âlâ dit aussi dans le Qour’ân honoré :

﴿ كُنتُمْ خَيْرَ أُمَّةٍ أُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ تَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَتَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنكَرِ وَتُؤْمِنُونَ بِاللّهِ ﴾
ce qui signifie : « Vous êtes la meilleure communauté, vous ordonnez le bien et interdisez le mal et vous croyez en Allâh », [sôurat ‘Ali `Imrân ‘Ayah 110]. Voir : Ordonner le Bien et Interdire le Mal

الحمد لله رب العالمين
La louange est à Allâh, le Créateur du monde.

Sourate Al-Kahf : les mérites de sa lecture le vendredi

Nous connaissons tous la recommandation du Prophète quant au fait qu’il faille lire la sourate Al-Kahf de façon hebdomadaire. Ses valeurs protectrices, et ses quatre histoires consécutives relatées par ALLAH au Prophète en font une des sourates les plus précieuses.

La descente de la sourate Al-Kahf

La Sourate Al-Kahf est une sourate révélée à la Mecque (mis à part ses versets 28, 83 et 101 qui furent révélés à Médine) et fait partie des cinq sourates mecquoises commençant par « alhamdou lilah » (Louange à Allah). Elle compte 110 versets et son nom est tiré de son 9ème verset :

Penses-tu que les gens de la Caverne et d’ar-Raquim ont constitué une chose extraordinaire d’entre Nos prodiges ?

D’après le tafsir de Ibn Kathir, notre prophète Mohammed (salaLLAHOU ‘alayhi wa sallam), s’est retrouvé confronté aux polythéistes et aux gens du Livre (à savoir les Juifs et les chrétiens) lorsqu’il a commencé à révéler le message divin. Deux polythéistes, du nom de Anadd’r bnoLharith et ‘oqba bno abo mohit sont envoyés par les Qoraïchs chez les savants juifs afin de leur décrire Mohammed (saws), puisque ces derniers détenaient une grande connaissance des prophètes. Ces derniers conseillèrent aux Qoraïchs de poser trois questions à Mohammed. Ainsi d’après eux, s’il parvenait à répondre, cela signifierait qu’il est bien prophète. Mais s’il n’y parvenait pas, c’est qu’il s’agirait d’un menteur. Les questions étaient les suivantes :

1 . Qui furent les gens de la caverne ?

2 . Qui est l’homme qui a parcouru la terre de l’est à l’ouest ? / Que sais-tu de Dul-Qarnayn ?

3 . Qu’est ce que l’âme ? / Quelle est l’authentique histoire d’Al-Khadir ?

Le Prophète (saws) les fit attendre plusieurs jours, jusqu’à ce que Jibril lui apporte les réponses sur la demande d’Allah. Ainsi, on découvre cette sourate relatant ces événements. Le tafsir de Ibn Kathir rapporte que notre prophète Mohammed (saws) était fortement attristé, car malgré avoir apporté les bonnes réponses aux questions des juifs et des Qoraïchs, les preuves indiscutables qu’il est un prophète, ils continuèrent dans leur mécréance.

Les vertus de la sourate Al-Kahf

La sourate Al-Kahf est primordiale puisqu’elle rappelle l’importance de la croyance en Un Seul Dieu.

Dis : « Je suis en fait un être humain comme vous. Ils m’a été révélé que votre Dieu est un Dieu unique ! Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration aucun à son Seigneur ».

Sourate Al-Kahf (La Caverne) – Verset 110

Il existe de nombreux hadiths parlant des récompenses de la lecture de la Sourate Al-Kahf. Il est rapporté, en l’occurrence, que celui qui récite les dix premiers versets (ou les dix derniers selon le hadith) de cette sourate, sera illuminé par une lumière (Nour) entre ce vendredi et le suivant.

Le Prophète, SalaLLAHOU ‘alayhi wa Sallam a dit : « Quiconque récite la Sourate Al-Kahf, lui sera donné le Jour de la Résurrection une lumière qui s’étend de sa place jusqu’à la Mecque, et quiconque récite les dix derniers versets de cette Sourate sera épargné, lors de la sortie de l’antéchrist, de son épreuve… » Hadith rapporté par At-Tabarani et authentifié par Al-Albani

Le Prophète, SalaLLAHOU ‘alayhi wa Sallam a dit : « Quiconque récite la Sourate Al-Kahf (la caverne) le jour du Vendredi, Allah l’éclaire entre les deux vendredis. » Hadith rapporté par An-Nassaï, Al-Hakem et Al-Bayhaqi selon Abou Said al-Khoudari, qu’Allah soit satisfait d’eux, authentifié par Al-Albani

Le Prophète, SalaLLAHOU ‘alayhi wa Sallam a dit : « Quiconque récite la Sourate Al-Kahf le jour du vendredi, une lumière brillera sous ses deux pieds jusqu’au ciel, l’éclairant jusqu’au Jour du Jugement et il lui sera pardonné ce qu’il a fait entre les deux vendredis. » Hadith rapporté par Ibn Mardaweh selon Ibn Omar, qu’Allah soit satisfait d’eux

En ce qui nous concerne, nous qui ressentons du fond de nos coeurs la présence d’Allah, et parce que le Coran nous suffit à croire en UN Dieu Unique : Allah, ainsi qu’en son prophète, il nous est conseillé de réciter cette sourate, Al-Kahf, afin de se protéger du dajjal, c’est à dire l’antéchrit qui apparaitra à la fin des temps.

Aménager son temps chaque vendredi

La lecture de cette sourate prend aux alentours d’1/2 heure. Elle compte 110 versets. Comment aménager son temps chaque vendredi afin de lire cette sourate si importante, et ainsi bénéficier de la protection du Très Haut jusqu’au prochain vendredi ? Voici quelques exemples inchaALLAH.

Si vous travaillez, commencez par lire les 22 premiers versets après salât el fajr. Puis du 23 au 50 dans les transports. Vous avez pris l’habitude de décaler votre pause le vendredi afin de vous rendre au Jumu’a. Avant ou après la prière et le darss, selon l’heure à laquelle vous arrivez à la mosquée, lisez les versets 51 à 81. Dans les transports lorsque vous rentrez chez vous lisez les derniers versets : de 82 à 110. Si vous allez au travail en transport, profitez d’un moment calme le soir pour lire les quelques versets qu’il vous reste à lire :). Si vous êtes femme au foyer, avec de jeunes enfants ne vous laissant que très peu de temps, il vous faut lire ces quelques versets alors que vous êtes au calme, afin de vous imprégner des paroles d’Allah et d’en ressentir toute la force. Si vous le pouvez, l’idéal est de découper la lecture en deux. La première partie après Salât al-fajr, la seconde pendant la sieste des enfants.

Et vous ? Comment organisez vous votre journée pour lire la sourate Al-Kahf ?

Source : ajib.fr

Les bienfaits thérapeutiques du jeûne sur l’organisme

Nous avons déjà évoqué dans un précédent article les découvertes des bienfaits du jeûne dans le cadre de la lutte contre le cancer. On entend parler depuis quelques temps dans les médias « santé et bien être » de la préconisation du jeûne pour ses nombreuses vertus sur notre organisme.

Hormis son caractère religieux et de dévotion pour Le Tout Puissant, le jeûne est excellent pour la santé, et ceci est connu depuis plusieurs siècles. Il y 2 500 ans, le jeûne était d’ailleurs préconisé par Socrate pour le bien être physiologique.

Une technique de purification et d’équilibre du métabolisme
Le jeûne semble être à la mode à en constater les nouvelles formules proposées par certains centres de santé. En effet, les personnes désirant retrouver une alimentation saine et un bien être corporel peuvent souscrire à une cure incluant le jeûne. Cette cure est principalement destinée aux personnes en surpoids. On parle alors du jeûne thérapeutique, ou encore de la diète thérapeutique. Ces centres proposent des formules de jeûne total, ou partiel, avec des périodes variantes selon les recommandations des spécialistes. Toutefois, le jeûne proposé dans ces centres autorise la consommation d’eau.

Les recommandations des spécialistes sont à suivre par les patients avant de se lancer. Elles concernent le régime alimentaire à adopter avant de débuter le jeûne, comme réduire les quantités afin que l’organisme s’habitue progressivement, ainsi que les aliments conseillés et à éviter.

Selon de récentes études américaines sur l’alimentation, les facteurs « fréquence » et « moment » seraient plus importants dans la prise de poids que la nature des aliments consommés. Ce constat n’est encore qu’au stade de l’expérimentation. Des chercheurs californiens de Salk Institute, ont obtenu des résultats probants suite à des tests sur des groupes de souris. Ainsi, la régularité dans l’alimentation, et des périodes quotidiennes de jeûne sont bénéfiques pour notre organisme.

Le jeûne : une thérapie contre la dépression ?
Des études scientifiques, telles que celles du Professeur Isaac Jennings au XIXème siècle, ou encore celles, plus récentes, du Professeur Herbert Shelton démontrent les bienfaits du jeûne. Une thérapie qui pourrait soigner l’inflammation de l’intestin, l’hypertension, certaines maladies pulmonaires, et bien évidemment les problèmes de surpoids. Il est même reconnu que la pratique d’un jeûne, soignerait des maux liés à l’estomac et l’intestin, de par ses facultés à épurer le corps.

Le docteur Joël Fuhmann a mis en avant dans son ouvrage « Jeûner et manger pour sa santé » ses vertus pour lutter contre la dépression. Il explique notamment les nombreuses vertus du jeûne concernant les problèmes psychiques. Ainsi, le jeûne contribuerait à améliorer le fonctionnement du corps, y compris du cerveau, à soulager des névroses, à diminuer l’anxiété, le stresse et même la dépression, et peut être même à ralentir le développement du cancer d’après des études menées auprès d’animaux. Toutes ces études et recherches scientifiques promettent d’affirmer les nombreux bienfaits thérapeutiques du jeûne.

Le Prophète (salaLlahou alayi wa sallam) a dit : « Jeûnez, vous serez en bonne santé ».

On peut également citer un autre hadith venant confirmer les dires du prophète concernant les bienfaits du jeûne. Le Messager d’Allah (salaLlahou alayi wa sallam) a dit : « Je te conseille le jeûne, car il n’y a rien en comparaison. » (rapporté par Tabarâny et authentifié par Albâny). Alors profitez de ce mois de ramadan, pour purifier à nouveau votre corps, et retrouver un bon équilibre alimentaire.

Source : Ajib.fr

La valeur de la femme en Islam

1 – L’Islam ne considère pas la femme comme un être méprisable ou inférieur comme elle l’était dans la Jahiliyya. Au contraire il a mis fin à ce dédain vis à vis de la femme en déclarant qu’elle est la moitié du genre humain. Elle a des droits comme l’homme a des droits et a des devoirs conformes à ses capacités et à sa nature. Quant à l’homme, il a des caractéristiques spécifiques comme la virilité, la force physique, la raison, la patience, ce qui lui permet de la protéger, de la défendre et de la prendre en charge.

2 – Tout comme l’homme, la femme en Islam jouit du droit de faire des transactions, du droit de vendre, d’acheter, d’être propriétaire, etc….

3 – Le Très Haut (Exalté) a dit dans le Coran qu’il nous a créé d’un mâle et d’une femelle, et les seuls critères qui font prévaloir une personne sur une autre sont l’œuvre salutaire et la piété.

Le Très Haut (Exalté) a dit :

{ O hommes ! Nous vous avons crées d’un male et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur. } [Sourate 49 – Verset 13]

4 – L’Islam incite les femmes à s’instruire :

Selon Abou Sa’id Al Khoudri : une femme vint dire au Prophète : « O Messager d’Allah ! les hommes se sont réservés à eux seuls tes hadiths. Laisse donc pour nous l’une de tes journées pour nous enseigner ce qu’Allah t’a appris. Il lui dit : « Réunissez-vous tel jour ». Elles se réunirent donc et le Prophète vint à elles et leur enseigna ce qu’Allah lui avait appris. Puis il leur dit : « Chacune d’entre vous qui sera précédée dans l’autre monde par trois de ses enfants trouvera en eux un écran contre le Feu ». L’une d’elles lui demanda : « Et s’ils ne sont que deux ? » Il dit : « Même s’ils ne sont que deux. » [Rapporté par Al Boukhari et Moslim]

5 – La parité homme-femme dans le Coran est un aspect de la valorisation de la femme.

Le Très Haut (Exalté) a dit : { Les musulmans et musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d’aumône, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent d’Allah et invocatrices : Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense.} [Sourate 33 – Verset 35]

 La sourate « les Femmes » : preuve de la valorisation de la femme

Dans le Coran, le Très Haut (Exalté) n’a pas mis de sourate qui porte comme titre « Les Hommes » mais Il a mis (Exalté) la Sourate « les Femmes ». Cela prouve que la femme jouit d’une attention particulière. Cette sourate offre un discours polythématique : celui de la femme, de la famille, de l’état et de la société . Mais tous ces thèmes s’expriment sous le signe prédominant de la femme et de ses droits d’où le titre de la Sourate.

 1 – Allah (Exalté) a crée la femme d’une côte de l’homme, et des deux, Il (Exalté) a fait répandre les hommes et les femmes.

Le Très Haut (Exalté) a dit :

{ Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement.} [Sourate 4 – Verset 1]

Ce verset fait partie de la profession de foi que le Prophète disait avant d’entamer un discours .Voila pourquoi les prédicateurs et les imams doivent faire de même.

2 – Le devoir de sauvegarder les droits des femmes orphelines. Le Très Haut (Exalté) a dit :

{ Si vous craignez de n’être pas justes envers les orphelins… Il est permis d’épouser deux, trois, ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas faire d’injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille } [Sourate 4 – Verset 3]

‘Orwa Ibn Az-Zoubeir questionna ‘Aicha [ Qu’Allah soit satisfait d’elle ] à propos des paroles divines suivantes :

{ Si vous craignez de n’être pas justes envers les orphelins. }

Elle répondit : « O fils de ma sœur, il s’agit de la femme orpheline qui vit sous le toit de son tuteur et devient son associé dans ses biens, et qu’ensuite il est séduit par son argent et sa beauté et désire l’épouser sans lui donner la dot qu’elle mérite, c’est à dire moins que ce que quelqu’un d’autre peut lui donner. Il leur a donc été interdit de les épouser sauf s’ils sont équitables envers elles et appliquent la vraie Sunna dans le don de la dot. Mais s’ils craignent de n’être pas équitables, alors qu’ils épousent ce qui leur plaira d’entre les femmes en dehors d’elles. »

De même, ‘Orwa rapporte que ‘Aicha [ Qu’Allah soit satisfait d’elle ] a dit : « …puis les gens ont consulté le Messager d’Allah au sujet des femmes orphelines après la descente de ce verset (le verset ci-dessus) et Allah révéla :

{ Et ils te consultent à propos de ce qui a été décrété au sujet des femmes }
[Sourate 4 – Verset 127]

Aicha [ Qu’Allah soit satisfait d’elle ] ajouta la suite de ce verset : « Quand vous avez, plus ou moins envie de les épouser » signifie que si on n’a pas envie d’épouser l’orpheline parce qu’ elle est pauvre et moins belle, il nous est donc réprouvé d’épouser celle qui nous a séduit par son argent et sa beauté sauf si nous sommes équitables… « 

3 – Se contenter d’une seule femme si l’on craint de ne pas être équitable, le Très Haut (Exalté) a dit :

{ mais si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule,
ou des esclaves que vous possédez } [Sourate 4 – Verset 3]

4 – La femme a droit à l’héritage :

Le Très Haut (Exalté) a dit :

{ Aux hommes revient une part de ce qu’ont laissé les père et mère ainsi que les proches; et aux femmes une part de ce qu’ont laissé les père et mère ainsi que les proches , que ce soit peu ou beaucoup : une part fixée } [Sourate 4 – Verset 7]

Pendant la jahiliyya, par contre, seuls les hommes avaient droit à l’héritage.

5 – La part de l’héritage de l’homme est supérieure à celle de la femme :

Allah (Exalté) a dit :

{ Voici ce qu’Allah vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles } [Sourate 4 – Verset 11]

Car c’est à l’homme de dépenser pour sa famille, et c’est lui qui donne la dot à la femme.

Ibn Abbas a dit : « Auparavant les biens du défunt passaient à ses garçons. Aux parents (du défunt) revenait ce qu’il y avait dans le testament fait en leurs faveur, puis Allah a abrogé ce qu’il a voulu abroger de tout cela, il a donné à l’homme l’équivalent de la part de deux femmes, les père et mère du défunt ont droit, chacun d’eux, au sixième ou au tiers de la succession, l’épouse a droit au quart ou au huitième, le mari a droit à la moitié ou au quart. » [ Rapporté par Al Boukhari ]

6 – L’homme donne la dot à la femme comme convenue entre les deux parties.

Le Très Haut (Exalté) a dit :

{ Et donnez aux épouses leur mahr de bonne grâce. Si de bon gré elles vous en abandonnent quelque chose, disposez-en alors à votre aise et de bon cœur.} [Sourate 4 – Verset 4]

Ibn Abbas a dit : « Il est réprouvé de fixer une dot sans la donner. Le mari doit donner la dot de bonne grâce .Si de bon gré elle en abandonne quelque chose au mari après la fixation, alors il peut en disposer à son aise. »

7 – Le devoir du mari de bien se conduire à l’égard de son épouse.

Le Très Haut (Exalté) a dit : { Et comportez-vous convenablement envers elles } [Sourate 4 – Verset 19] c’est à dire leur dire de bonnes paroles, les traiter conformément au bon usage, prendre soin de soi pour leur plaire, comme on veut qu’elles le fassent pour nous car Allah (Exalté) a dit :

{ Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance} [Sourate 2 – Verset 228]

Le Messager d’Allah a dit :  » Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs femmes, et je suis d’entre vous le meilleur avec les miennes » [Rapporté par At-Tirmidhi qualifié d’authentique par Al Albani].

8 – Au mari de bien traiter sa femme même au cas où il a de l’aversion envers elle. Le Très Haut (Exalté) a dit

{ Si vous avez de l’aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien } [Sourate 4 – Verset 19]

Cela signifie que si vous les retenez avec patience malgré l’aversion qu’elles vous inspirent, ceci vous apporterait beaucoup de bien dans ce monde et dans l’au delà.

Ibn Abbas a dit : « Il s’agit là de l’homme qui traite bien sa femme (malgré l’aversion) et qu’ensuite elle donne naissance à un enfant où Allah loge beaucoup de biens. »

Le Messager d’Allah a dit :  » Qu’un croyant ne déteste pas une croyante. Si l’un de ses côtés lui déplait ; elle lui plaira par un autre. » [Rapporté par Moslim]

9 – Il est interdit de reprendre la dot après la séparation des deux conjoints. Allah (Exalté) a dit :

{ Si vous voulez substituer une épouse à une autre, et que vous ayez donné à l’une d’elle un qintar, n’en reprenez rien. Quoi ! Le reprendriez-vous par injustice et péché manifeste ? } [Sourate 4 – Verset 20]

Donc si quelqu’un veut se séparer de sa femme et se marier avec une autre, il ne lui appartient pas de reprendre sa dot même si elle vaut mille pièces d’or.

Et Allah (Exalté) a ajouté : { Comment oseriez-vous le reprendre, après que l’union la plus intime vous ait associés l’un à l’autre et qu’elles aient obtenu de vous un engagement solennel ? } [Sourate 4 – Verset 21]

On rapporte qu’Ibn Abbas a dit : « L’engagement signifie le contrat de mariage. » Il a expliqué les versets par ces propos : « Soit la retenir selon les convenances soit la libérer généreusement. »

Dans le prêche du pèlerinage d’adieu, le Prophète a dit : « Recommandez-vous de faire du bien aux femmes, Allah vous les a confiées en dépôts et vous a permis de les approcher » [ Rapporté par Moslim ]

10 – L’interdiction d’épouser certaines femmes avec qui on a un lien de parenté par le sang (al maharim : la parenté de lait – rada’ – entraîne les mêmes interdictions que la parenté par le sang .), est un aspect de la valorisation de la femme.

Le Très-Haut (Exalté) a dit :

{ Vous sont interdites vos mères, filles, sœurs, tantes paternelles et tantes maternelles, filles d’un frère et filles d’une sœur, mères qui vous ont allaités, soeurs de lait, mères de vos femmes, belles-filles sous votre tutelle et issues des femmes avec qui vous avez consommé le mariage; si le mariage n’a pas été consommé, ceci n’est pas un péché de votre part; les femmes de vos fils né de vos reins; de même que deux sœurs réunies, exception faite pour la passé. Car vraiment Allah est Pardonneur et Miséricordieux. } [Sourate 4 – Verset 23]

Le Tawhid – L’unicité d’Allah (Partie 1)

Le Tawhid ou l’unicité d’Allah représente une des bases fondamentales dans la croyance en Allah. Il nous semble donc important d’évoquer l’unicité d’Allah en citant certaines de ses caractéristiques. Nous nous basons essentiellement sur l’ouvrage du savant Cheikh Al ‘Uthaymin (qu’Allah lui fasse miséricorde) intitulé « Le Tawhid ».

Nous allons ainsi expliciter le Tawhid en exposant sa classification à savoir l’unicité dans la seigneurie, puis l’unicité dans l’adoration et enfin, l’unicité des noms et attributs. Nous allons dans cette première partie, exposer l’unicité dans la seigneurie qui se décompose en trois points. Nous verrons les deux autres formes d’unicités prochainement inchaAllah.

L’unicité d’Allah dans la création

L’unicité de la seigneurie se décompose en trois parties que sont l’unicité dans la création, l’unicité dans la royauté et l’unicité dans le commandement. L’unicité dans la création consiste à témoigner de tout son cœur et de toute son âme qu’Allah est le seul Créateur et qu’il n’y a aucun créateur autre que Lui. En effet, notre Seigneur dit : {Existe-t-il en dehors d’Allah, un créateur qui du ciel et de la terre vous attribue votre subsistance ? Point de divinité à part Lui ! Comment pouvez-vous vous détourner (de cette vérité)?} (Sourate 35 : Verset 3). Allah dit également : {Et qui a créé toute chose en lui donnant sa juste proportion} (Sourate 25 : Verset 2). Allah est l’unique Créateur de toute chose. Ainsi, à Lui revient l’unicité de la création.

Rappelons qu’Allah est le Créateur de tous les actes commis par Ses créatures. C’est ainsi qu’Il dit : {Alors que c’est Allah qui vous a créés, vous et ce que vous faites} (Sourate 37 : Verset 96). Allah est le Créateur de toute chose y compris la volonté de Ses serviteurs à commettre un acte. Ainsi, il est le Créateur de Ses créatures et de ce que celles-ci effectuent.

L’unicité d’Allah dans la royauté

L’unicité dans la royauté signifie qu’Allah est le seul Roi de toute chose. Il a révélé en ce sens : {Béni soit celui dans la Main de qui est la royauté, et Il est Omnipotent} (Sourate 67 : Verset 1). Allah dit également : {Dis : Qui détient dans Sa Main la royauté absolue de toute chose, et qui protège et n’a pas de besoin d’être protégé ?} (Sourate 23 : Verset 88). Ainsi, Allah possède toute la royauté, il est le seul Roi à régner, à Lui la Gloire et la Royauté !

Nous pouvons être possesseurs de demeures comme Allah l’a dit : {… ou dans les maisons dont vous possédez les clefs…} (Sourate 24 : Verset 61). Il a également dit : {… Qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent…} (Sourate 70 : Verset 30). Cependant, cette possession n’est pas comparable à celle d’Allah car non seulement, notre possession dépend de la volonté de notre Seigneur et en plus, elle est limitée par rapport à celle d’Allah. Ainsi, notre possession est inférieure à celle d’Allah et elle est limitée par Sa volonté. À Allah revient la possession de la royauté. Ce point fait partie de l’unicité dans la seigneurie.

L’unicité d’Allah dans le commandement

Allah possède le commandement de toute chose dans les cieux et la terre. Notre Seigneur a dit : {La création et le commandement n’appartiennent qu’à Lui. Toute gloire à Allah, Seigneur de l’univers} (Sourate 7 : Verset 54). Allah commande toute chose, dans ce monde et dans l’autre. Le commandement des hommes ne ressemble en rien à celui de notre Seigneur car de la même manière que la possession des biens, il est limité.

À Allah revient donc le commandement de toute chose, dans les cieux et la terre. Rien ni personne ne peut s’opposer à ce commandement ou l’ébranler. L’unicité d’Allah dans le commandement constitue le troisième versant de l’unicité dans la seigneurie.

Ainsi, l’unicité d’Allah se décompose en trois branches dont nous avons vu la première, à savoir l’unicité dans la seigneurie. Les deux autres branches que sont l’unicité dans l’adoration et l’unicité des noms et attributs seront évoquées prochainement inchaAllah, dans la seconde partie de ce rappel.

Qu’Allah nous permette de lui vouer un culte exclusif et dévoué. Qu’Il nous accorde Son pardon et Sa protection pour L’avoir adoré.

Le mérite de ceux qui fréquentent les mosquées!

Les mosquées jouissent d’une place et d’un mérite auprès d’Allah qui les a mentionnés à plusieurs reprises dans Son livre en y indiquant leur noblesse. Allah, glorifié soit-Il, dit : « les mosquées sont consacrées à Allah : n’invoquez donc personne avec Allah. » [1], notre Seigneur, Exalté soit-Il, dit : « une Mosquée fondée dès le premier jour, sur la piété, est plus digne que tu t’y tiennes debout (pour y prier). On y trouve des gens qui aiment bien se purifier, et Allah aime ceux qui se purifient » [2] , « dans des maisons (des mosquées) qu’Allah a permis que l’on élève, et où Son Nom est invoqué ; Le glorifient en elles matin et après-midi, des hommes que ni le négoce, ni le troc ne distraient de l’invocation d’Allah, de l’accomplissement de la Salât et de l’acquittement de la Zakat » [3] , « qui est plus injuste que celui qui empêche que dans les mosquées d’Allah, on mentionne Son Nom, et qui s’efforce à les détruire ? ». [4]

De plus, Allah, le Très-Haut, a fait l’éloge des personnes qui fréquentent les mosquées en disant : « ne peupleront les mosquées d’Allah que ceux qui croient en Allah et au Jour dernier, accomplissent la Salât, acquittent la Zakat et ne craignent qu’Allah. Il se peut que ceux-là soient du nombre des bien guidés » [5], « ô enfants d’Adam, dans chaque lieu de Salât portez votre parure (habits) ». [6]

Ce sont là autant de marques de respect et de considérations pour les maisons d’Allah. « Voilà (ce qui est prescrit). Et quiconque exalte les injonctions sacrées d’Allah, s’inspire en effet de la piété des cœurs ». [7]

Ceci concernant le livre d’Allah, Exalté soit-Il. Quant à la sunna du prophète, صلى الله عليه وسلم, elle y renferme également des bonnes nouvelles pour ceux qui fréquentent les mosquées, ceux qui patientent dans l’obéissance à Allah et dont les cœurs sont attachés aux maisons où est constamment invoqué le nom d’Allah.

La première de ces bonnes nouvelles est l’information, selon laquelle ceux qui fréquentent les mosquées sont dans les endroits préférés d’Allah, Exalté soit-Il. Il a été rapporté dans l’authentique de Muslim, selon Abû Hurayrah, qu’Allah soit Satisfait de lui, que le messager d’Allah, صلى الله عليه وسلم, dit : « Les endroits préférés d’Allah sont les mosquées et les plus détestés sont les marchés ». Elles ont atteint ce degré-là car elles ont la particularité d’être des endroits d’adoration, de rappel, de réunion de croyants, de mise en évidence de rites religieux et de présence des anges.

Deuxièmement, le prophète, صلى الله عليه وسلم, a annoncé la bonne nouvelle du triomphe, du succès et de l’énorme récompense à ceux qui se rendent à pied aux mosquées. Selon ‘Uqbah Ibn ‘Amir, qu’Allah soit Satisfait de lui, le messager d’Allah, صلى الله عليه وسلم, a dit : « si une personne fait ses ablutions, puis se rend à la mosquée en vue de la prière, il lui sera écrit dix bonnes actions pour chaque pas effectué vers la mosquée. Quant à celui qui y est assis en attente de la prière, il aura l’équivalent de la récompense d’une personne qui allonge toutes les parties de sa prière, et ce depuis le moment où il sort de sa maison jusqu’à ce qu’il y retourne » [8]. Selon ‘Abdullah Ibn ‘Amir, qu’Allah soit satisfait d’eux, le messager d’Allah, صلى الله عليه وسلم, dit : « celui qui va à la mosquée du groupe, pour chaque pas effectué, il lui sera effacé une mauvaise action et écrit une bonne à l’aller comme au retour » [9].

Lorsque les alentours de la mosquée du messager d’Allah, صلى الله عليه وسلم, commencèrent à être inoccupés, les « Banou Sâlimata » voulurent déménager à proximité de cette dernière. Une fois cette information arrivée aux oreilles du prophète, صلى الله عليه وسلم, il leur dit : « il m’est parvenu que vous voulez déménager près de la mosquée », ils répondirent par l’affirmative au messager d’Allah qui leur répondit : « restez là où vous êtes, il vous sera inscrit une bonne action pour chaque pas qui vous sépare de la mosquée » [10]. Et plus la maison est éloignée de la mosquée, plus la récompense en sera grande conformément à la parole du prophète, صلى الله عليه وسلم : « certes, les personnes qui ont la plus grande récompense pour la prière sont celles qui en sont le plus éloignées à pied » [11].

Quant à celui qui se rend dans l’une des maisons d’Allah en vue de L’adorer dans l’obscurité, qu’il sache qu’il aura un repos, une grâce et une satisfaction de la part de Son Seigneur. Le messager d’Allah, صلى الله عليه وسلم, dit : « annonce la bonne nouvelle d’une lumière parfaite le jour de la résurrection aux gens qui se rendent aux mosquées dans l’obscurité » [12] Toujours dans le même recueil, selon le prophète, صلى الله عليه وسلم : « celui qui sort de chez lui en état d’ablution pour se rendre à une prière obligatoire, il aura la récompense d’un hajj. Quant à celui qui se rend [dans les mêmes conditions] dans l’unique but de prier la prière de Dhouha, il aura la récompense de celui qui fait une ‘umra » [13].

Troisièmement, celui qui sort de sa maison pour aller à la mosquée, Allah lui garantit le bien, car selon Abû Umâmata, qu’Allah l’agrée, le messager d’Allah, صلى الله عليه وسلم, a dit : « trois sortes de gens sont toutes sous la protection d’Allah, celui qui vit, Allah lui donnera une subsistance suffisante, celui qui meurt, Allah le fera entrer au paradis et celui qui entre chez lui en adressant les salutations Entrent aussi sous la protection d’Allah celui qui sort pour aller à la mosquée et celui qui sort dans Son sentier » [14].

Quatrièmement, celui qui se rend à la mosquée pour la prière en groupe aura, certes, une récompense auprès d’Allah qui ne laisse pas perdre pas la récompense des bienfaiteurs. Selon Ubay Ibn Ka’b, qu’Allah l’agrée : « je ne connaissais pas un être habitant aussi loin de la mosquée que lui. Malgré cela, il n’y manquait jamais la prière, je lui proposai d’acheter un âne pour y aller dans l’obscurité et en temps de chaleur torride. Il me rétorqua qu’il ne se satisferait pas d’habiter près de la mosquée car il voulait que lui soit écrite la récompense de sa marche vers la mosquée à l’aller comme au retour dans sa famille. Le messager d’Allah, صلى الله عليه وسلم, lui dit alors : « Allah a certes réuni tout ces récompenses pour toi » et dans une autre version : « tu auras, certes, ce que tu souhaites » ». [15]

Sache, qu’Allah te fasse miséricorde, qu’il y a un comportement à adopter pour se rendre à la mosquée à pied ainsi que des règles parmi lesquelles :

Le fait de parfaire ses ablutions à sa maison et de s’éloigner des mauvaises odeurs conformément à sa parole, صلى الله عليه وسلم : « celui qui a mangé de l’oignon, de l’ail ou du poireau, qu’il ne s’approche pas de nos mosquées car les anges pâtissent de ce dont pâtissent les fils d’Adam ». [16]

Le fait de ne pas croiser les doigts sur la route de la mosquée et pendant la prière comme il a été rapporté du hadith de Ka’b Ibn ‘Ajrata, qu’Allah l’agrée, selon lequel le messager d’Allah, صلى الله عليه وسلم a dit : « celui qui a fait ses ablutions de la meilleure des façons, puis se rend volontairement à la moquée, qu’il ne croise pas les doigts car il est en prière ». [17]

Le fait de marcher avec sérénité et quiétude et lorsqu’il entend le second appel à la prière, qu’il ne s’active pas et qu’il observe la sérénité pour être sur la voie et dans l’obéissance au messager d’Allah, صلى الله عليه وسلم. Il doit avoir l’intention d’être en attente de la prière en s’occupant à faire des invocations et du rappel et à lire le coran et qu’il prenne garde à ne pas gêner les croyants conformément à sa parole, صلى الله عليه وسلم : « les anges prient pour une personne tant qu’elle reste dans l’endroit où elle a prié en disant : « ô Allah, fais-lui miséricorde, pardonne-le, accepte son repentir tant qu’il n’occasionne pas de gênes, ni ne parle » ». [18]

Le fait d’entrer dans la mosquée du pied droit et d’en sortir du pied gauche selon la parole d’Anas, qu’Allah l’agrée : « fait partie de la sunna, le fait d’entrer à la mosquée du pied droit et d’en sortir du pied gauche ». [19]

Par conséquent, si un muslim se trouve dans une des maisons d’Allah, qu’il prenne garde de ne pas commettre d’impairs, ni de transgresser des lois d’Allah. Qu’il préserve sa langue car il est dans un endroit anobli dans lequel est constamment invoqué le nom d’Allah, le Très-Haut, dans lequel Il doit être obéi et non désobéi. Parmi les règles relatives aux mosquées :

l’interdiction d’y réclamer à haute voix les objets perdus tout comme le fait d’y vendre ou d’y acheter quoi que ce soit selon sa parole, صلى الله عليه وسلم : « si vous voyez une personne vendre ou acheter dans la mosquée, dîtes-lui alors : « qu’Allah ne fasse pas prospérer ton commerce » et si vous voyez quelqu’un réclamer à haute voix sa monture perdue, dîtes-lui alors : « qu’Allah ne te la rende pas » ». [20]

L’interdiction d’y élever la voix car cela dérange les gens en état de prière. Qu’il n’élève donc pas la voix, même pour la lecture du coran comme il a été rapporté par Abû Sa’îd, qu’Allah l’agrée : « le messager d’Allah effectuait une retraite pieuse dans la mosquée lorsqu’il entendit des personnes lire le coran à haute voix. Il dit alors : « chacun invoque son Seigneur, ne vous dérangez, donc, pas les uns les autres. Et ne vous concurrencez pas dans la lecture à haute voix du coran ou dans la prière. » ». [21]

Le fait de se déplacer dans la mosquée lorsqu’on est pris de sommeil selon sa parole, صلى الله عليه وسلم : « si l’un d’entre vous est pris de sommeil dans la mosquée, qu’il change de place » [22]

Le fait de purifier son intention lors du départ vers la mosquée, selon sa parole, صلى الله عليه وسلم : « Toute personne allant à la mosquée sera récompensée selon ses intentions » [23]. Celui, donc, qui y est allé pour un bien, une science ou un rappel, qu’il se réjouisse, par contre, malheur à celui qui s’y rend par ostentation et/ou prestige.

L’interdiction de passer à travers les rangs car ceci gêne les gens selon la parole de ‘Abdullah Ibn Basr, qu’Allah l’agrée qui stipule : « un homme passa à travers les rangs au moment de la prière du vendredi alors que le prophète, صلى الله عليه وسلم, faisait le prêche. Il lui dit : « assis-toi, tu as, certes, causé du tort ». [24]

L’interdiction du messager d’Allah, صلى الله عليه وسلم, de spécifier un endroit dans la mosquée pour n’y prier que soi-même en ce sens que si quelqu’un était amené à y prier, tu l’en refoulerais. ‘Abdurrahmân Ibn Chibr dit : « le prophète, صلى الله عليه وسلم, a interdit de picorer comme le corbeau, d’étendre les bras comme le félin et de ne prier qu’à un endroit de la mosquée à la manière du chameau qui ne quitte pas sa place ». [25]

L’interdiction du messager d’Allah, صلى الله عليه وسلم, de s’asseoir dans la mosquée avant d’avoir accompli deux unités de prière de salutations de la mosquée conformément à sa parole, صلى الله عليه وسلم : « si l’en d’entre vous entre dans la mosquée, qu’il ne s’assoit pas avant d’avoir prié deux unités de prière » [26]

Le fait d’entrer en prière avec l’imam à quelque niveau de la prière qu’il soit, inclinaison, prosternation ou assis, selon sa parole, صلى الله عليه وسلم : « si l’en d’entre vous entre en prière après l’imam, alignez-vous sur ce qu’il fait », rapporté par At-tirmidhi qui ajoute : « les gens de science ont dit à ce sujet : « si un homme entre en prière alors que l’imam est prosterné, qu’il se prosterne avec lui et cette unité de prière ne lui sera pas comptée s’il n’a pas eu l’inclinaison avec l’imam » ».

Allah, le Très-Haut, dit : « Ceux qui ont édifié une mosquée pour en faire (un mobile) de rivalité, d’impiété et de division entre les croyants, qui la préparent pour celui qui auparavant avait combattu Allah et son Envoyé et jurent en disant : « Nous ne voulions que le bien ! » (Ceux-là), Allah atteste qu’ils mentent. ». [27]

L’imam Al-Baghawî expliqua ce verset en disant qu’il était descendu pour un groupe d’hypocrites qui avait construit une mosquée avec laquelle ils faisaient de l’ombre à la mosquée de Qoubah. Douze personnes parmi les hypocrites constituaient ce groupe qui avait construit cette mosquée pour semer la discorde parmi les croyants en faisant, par cet acte, preuve de mécréance à Allah et à son messager. Ils divisèrent la communauté car ils priaient ensemble dans la mosquée de Qoubah avant de construire « leur mosquée de la discorde » pour que certains croyants de Qoubah les rejoignent dans le but de provoquer la divergence et la division.

Une fois la construction de la mosquée achevée, ils allèrent voir le messager d’Allah, صلى الله عليه وسلم, qui se préparait pour Tabuk. Ils lui dirent : « ô messager d’Allah, nous venons de construire une mosquée pour les pauvres et les nécessiteux adaptée aux soirées pluvieuses et froides et nous aimerions que tu viennes pour y mener notre prière et demander à Allah Sa bénédiction pour nous ». Le messager d’Allah, صلى الله عليه وسلم, leur répondit qu’il était sur le point de voyager et que s’il revenait par la volonté d’Allah, il leur rendrait visite et y mènerait la prière.

C’est alors qu’est descendu ce verset suite auquel le message d’Allah, صلى الله عليه وسلم, a interdit d’y prier et dit : « n’y prie jamais ». Ils dirent : « lorsque le messager d’Allah, صلى الله عليه وسلم, revint de Tabuk et que la révélation d’Allah descendit au sujet de ces hypocrites et de leur complot, il, صلى الله عليه وسلم, convoqua certains de ses compagnons et leur dit : « Allez à cette mosquée dont les adeptes sont injustes, détruisez-la et brûlez-la ». Ils allèrent vers cette mosquée, dans laquelle se trouvaient ses adeptes, la détruisirent et la brûlèrent. Ce qui conduisit à la discorde entre eux.

Information
[b]Source :[/b] http://www.sounna.com/spip.php?article228#nh17
[b]Auteur :[/b] Sheikh Sultan Al ’Îd [b]Traduction :[/b] Abou Abdillah

Notes
[1] Sourate Al-jinn ; verset 18

[2] Sourate At-Tawba ; verset 108

[3] Sourate An-Noor ; verset 36

[4] Sourate Al-Baqara ; verset 114

[5] Sourate At-Tawba ; verset 18

[6] Sourate Al-A’raaf ; verset 31

[7] Sourate Al-Hajj ; verset 32

[8] Rapporté par l’imam Ahmad et est dans le « sahîh At-targhîb »

[9] rapporté par l’imam Ahmad et est également dans le « sahîh At-targhîb »

[10] Rapporté par l’imam Muslim

[11] Unanimement reconnu authentique.

[12] Rapporté par Abû Daoud et At-tirmidhi et est dans le « sahîh At-targhîb ».

[13] Rapporté par l’imam Abû Daoud.

[14] Rapporté par Abû Daoud et authentifié par Ibn Hibân

[15] Rapporté par Muslim.

[16] Rapporté par Muslim.

[17] Rapporté par At-tirmidhi.

[18] Unanimement reconnu authentique.

[19] Rapporté par Al hâkim et authentifié par Ad-dhahabî.

[20] Rapporté par At-tirmidhi et authentifié dans « al irwa ».

[21] Rapporté par Abû Daoud.

[22] Rapporté et authentifié par At-tirmidhi.

[23] Rapporté par Abû Daoud.

[24] Rapporté par Abû Daoud et An-nassaî.

[25] Rapporté par l’imam Ahmad et Abû Daoud et ce hadith est bon.

[26] Unanimement reconnu authentique.

[27] Sourate At-Tawba ; verset 107

Série biographie des 10 compagnons : Abu Bakr, premier calife de l’Islam (partie 1)

Tirmidhi et Abou Dawoud rapportent tous deux un hadith d’après Said Ibn Zayd où 10 compagnons sont cités comme “promis au paradis.” Said Ibn Zayd a dit : “J’atteste que j’ai entendu le Prophète -que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui- dire : “Dix sont dans le Paradis : “le Prophète est dans le Paradis, Abou Bakr est dans le Paradis, ‘Omar est dans le Paradis, ‘Othman est dans le Paradis, ‘Ali est dans le Paradis, Talha est dans le Paradis, Zoubeïr Ibn Al-Awam est dans le Paradis, Abou Obeida Ibn Jarrah est dans le Paradis, Abd’ Ar-Rahman Ibn Awf est dans le Paradis et le dixième je ne veux pas vous le dire”. Ils ont insisté pour le savoir en lui demandant par deux fois : “qui est-ce ? “. La première fois il s’est tu et la deuxième fois il a répondu : “C’est Said Ibn Zayd”. Durant ces 10 prochains jours inchAllah nous nous intéresserons la vie de ces 10 compagnons promis au paradis. Leurs vies et leurs combats sont des exemples pour nous tous. Nous nous concentrerons sur leur qualité et leurs actes méritoires qui font d’eux des exemples à suivre. Aujourd’hui nous nous arrêterons sur Abu Bakr As-Siddiq (le véridique) qu’Allah l’agrée:

Abu Bakr As-Siddiq (le véridique) qu’Allah l’agrée, fidèle compagnon du Prophète Mohamed (‘alayhi salat wa salam) est bien évidemment connu de tous les musulmans. Premier calife, il a marqué l’histoire de l’Islam. Ce compagnon véridique occupait une place particulière dans la vie du Prophète (‘alayhi salat wa salam) et ce dernier l’appréciait plus que tous les autres compagnons. Nous nous devons donc d’aimer Abu Bakr et pour ce faire, nous devons le connaître, notamment à travers les ahadiths.

Nous allons donc tenter de présenter cet homme véridique, bien que nous ne pourrons effectuer qu’une description brève et rudimentaire de son comportement, de ses œuvres et de sa relation avec le prophète (‘alayhi salat wa salam). Afin d’y parvenir, nous nous sommes basés sur l’ouvrage intitulé « Abu Bakr, le premier calife de l’Islam » du Dr Mohamed ibn Sâmil As-Sulamî, lui même tiré de Al-Bidâyah Wan-Nihâyah d’Ibn Kâthir (qu’Allah lui fasse miséricorde). Nous allons exposer une brève biographie dans une première partie avant de nous intéresser à son accession au califat dans une seconde partie à paraître prochainement incha Allah.

Sa généalogie, sa description et sa reconversion

Son vrai nom est ‘Abdallah, fils de ‘Uthman, fils de ‘Amir, fils de ‘Amr, fils de Ka’b, fils de Sa’ad, fils de Taym, fils de Murrah, fils de Ka’b, fils de Lou’ayy. Ce dernier est l’ancêtre commun qu’il a avec le Prophète Mohamed (‘alayhi salat wa salam).

Il épousa Qutaylah fille de ‘Abd Al-’Uzza avec qui il eut deux enfants nommés ‘Abdallah et Asma. Il épousa aussi Oum Rûman fille de ‘Amir avec qui il eut également deux enfants : Abd Ar-Rahman et ‘Aisha. Il se maria avec Asma fille de ‘Umays, avec qui il eut Mohamed ibn Abu Bakr. Enfin, il épousa Habiba fille de Kharijah qui mit au monde Oum Kulthûm après sa mort (qu’Allah lui accorde Sa miséricorde).

Abu Bakr était un homme mince et blanc de peau d’après ‘Aisha (qu’Allah soit satisfait d’elle). En effet, la mère des croyants qui n’est autre que sa fille, rapporte : « Il était blanc de peau, mince, sa barbe était légère, son dos légèrement voûté. Du fait de sa maigreur, son Izâr se détachait parfois de ses hanches. Il avait le visage émacié, les yeux enfoncés dans leurs orbites, le front saillant, le dos de la main lisse. Il se teignait la barbe de henné et de Katm. »

De plus, il était très courageux, généreux, patient, aimable, indulgent et doté d’une volonté à toute épreuve. De plus, il était détaché de ce bas-monde et avait une confiance inébranlable en Allah.

Abu Bakr As-Siddiq fut le premier homme à se convertir à l’Islam. Rappelons que Khadija (qu’Allah soit satisfait d’elle) fut la première femme à se convertir à l’Islam, ‘Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) quant à lui, fut le premier enfant à se convertir, enfin, Zayd ibn Hârithah fut le premier esclave affranchi à entrer dans le Sentier d’Allah. La conversion d’Abu Bakr entraîna la conversion de nombreux hommes influents tels ‘Uthman ibn ‘Affân, ‘Abderahman ibn ‘Awf ou Az-Zubayr ibn Al-’Awwâm. De plus, suite à sa conversion, Abu Bakr affranchit de nombreux esclaves convertis à l’Islam et persécutés par leur maître pour cette raison tel que Bilal (qu’Allah soit satisfait de lui).

Ses mérites et sa place auprès du Prophète (‘alayhi salat wa salam)

Abu Bakr était le compagnon du Prophète (‘alayhi salat wa salam) dans la grotte et durant l’émigration. En effet, Allah dit : {Si vous ne lui portez pas secours [sachez qu’]Allah l’a déjà secouru, lorsque ceux qui avaient mécru l’avaient banni, deuxième de deux. Quand ils étaient dans la grotte et qu’il disait à son compagnon : « Ne t’afflige pas, car Allah est avec nous. »} (Sourate At-Tawbah : verset 40). ‘Aisha, Abu Sa’id et Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée) affirment qu’Abu Bakr était dans la grotte avec le Prophète (‘alayhi salat wa salam).

De plus, Anas (qu’Allah l’agrée) rapporte d’Abu Bakr qu’il a dit : « Je dis au Prophète (‘alayhi salat wa salam) alors que nous étions dans la grotte : « Si l’un des polythéistes jetait un œil devant ses pieds, il nous verrait. » Le Prophète (‘alayhi salat wa salam) me dit : « Penses-tu qu’ils peuvent quoi que ce soit contre deux personnes alors qu’Allah est avec eux ? » ».

Abu Bakr était le meilleur compagnon. En effet, Ibn ‘Umar (qu’Allah soit satisfait de lui) dit : « Du vivant du Prophète (‘alayhi salat wa salam), nous avions pour habitude de hiérarchiser les compagnons. Nous considérions qu’Abu Bakr était le meilleur d’entre eux, puis venait ‘Umar, puis ‘Uthman ibn ‘Affân, qu’Allah les agrée. » De plus, Mohamed ibn Al-Hanafiyyah rapporte : « Je demandai à mon père [‘Ali ibn Abî Tâlib] : Qui est le meilleur des hommes après le Prophète (‘alayhi salat wa salam) ? Il répondit : Abu Bakr. Je continuai : Et ensuite ? Il répondit : ‘Umar. Je demandai alors – de crainte qu’il ne me dise : ‘Uthman – Et c’est toi, ensuite ? Il répondit : Je ne suis qu’un homme musulman parmi tant d’autres. »

Abu Bakr occupait un rang très important aux yeux du Prophète (‘alayhi salat wa salam). Ainsi, ibn ‘Abbas (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte du Prophète (‘alayhi salat wa salam) qu’il a dit : « Si je devais choisir un ami intime, j’aurai choisi Abu Bakr. Mais il est mon frère et mon compagnon ».

De plus, Mohamed ibn Jubayr ibn Mut’im rapporte de son père qu’il a dit : « Une femme voulut consulter le prophète (‘alayhi salat wa salam). Il lui demanda de revenir plus tard. Elle demanda : mais si je reviens et que tu n’es plus ? Il dit : « Si je ne suis plus, consulte Abu Bakr. » » Par ailleurs, Abû-d-Dardâ (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte : « J’étais assis chez le Prophète (‘alayhi salat wa salam) quand Abu Bakr s’introduisit, relevant le pan de sa tunique avec sa main au point où l’on pouvait apercevoir son genou. Le Prophète (‘alayhi salat wa salam) dit à son sujet : « Votre ami que voici sort d’une dispute. » Abu Bakr salua les personnes présentes et dit : « Ô messager d’Allah ! J’ai eu une discussion animée avec [‘Umar] ibn Al-Khattab et je l’ai irrité. J’ai ensuite regretté mon attitude et lui ai demandé de m’excuser mais il a refusé. C’est pour cela que je viens te voir. » Le Prophète (‘alayhi salat wa salam) dit alors trois fois : « Qu’Allah te pardonne, ô Abu Bakr ! » Plus tard, ‘Umar regretta également son attitude et se rendit chez Abu Bakr. Il demanda : Abu Bakr est-il là ? Les gens de la maison répondirent par la négative. ‘Umar se rendit alors chez le Prophète (‘alayhi salat wa salam). [Quand il s’introduisit auprès de lui], le visage du Prophète s’empourpra de colère, au point qu’Abu Bakr tomba à genoux devant lui par compassion envers ‘Umar et dit par deux fois : « Ô messager d’Allah ! Je suis le seul fautif dans cette dispute ! » Le prophète (‘alayhi salat wa salam) dit alors par deux fois : « Allah m’a envoyé auprès de vous. Vous dîtes : « Tu mens ! » Et Abu Bakr dit : « Il dit vrai. » et il m’a soutenu corps et biens. Laisserez-vous donc mon compagnon tranquille ? » Plus personne n’osa se disputer avec Abu Bakr après cela. »

Abu Bakr était le compagnon le plus aimé du Prophète (‘alayhi salat wa salam). En effet, Abu ‘Uthman dit : « ’Amr ibn Al-’As (qu’Allah soit satisfait de lui) m’a informé que le Prophète (‘alayhi salat wa salam) l’envoya à la tête de l’armée pour l’expédition Dhât As-Salâsil. Celui-ci demanda au Prophète (‘alayhi salat wa salam) : Quelle est la personne que tu aimes le plus ? Le Prophète (‘alayhi salat wa salam) répondit « ’Aisha. » ‘Amr ajouta : Et parmi les hommes ? Le Prophète (‘alayhi salat wa salam) dit : « Le père de cette dernière. » ‘Amr demanda encore : Qui d’autre après lui ? Il dit : « ’Umar ibn Al Khattab. » et mentionna d’autres hommes. »

Abu Bakr As-Siddiq était aux côtés du Prophète (‘alayhi salat wa salam) toute sa vie, à la Mecque et à Médine, durant l’émigration et durant toutes les expéditions. Il ne quitta jamais l’Envoyé d’Allah (‘alayhi salat wa salam), malgré toutes les épreuves et difficultés qu’ils ont rencontrées. Au delà de cela, il effectua de nombreuses œuvres suite à la mort du Prophète (‘alayhi salat wa salam) dont l’ordre que l’on procède au lavage funéraire du Prophète (‘alayhi salat wa salam) et à son enterrement, la compilation du noble Coran ou encore l’envoi des armées pour diffuser la religion d’Allah dans les contrées de Perse et de la Grande Syrie. Abu Bark As-Siddiq, fut donc un serviteur pieux et un compagnon des plus fidèles, doté de nobles qualités et endurant toutes les peines possibles dans le but de satisfaire Allah et Son Messager (‘alayhi salat wa salam).

Qu’Allah fasse Miséricorde au compagnon du Messager. Qu’Il l’agrée, l’élève en degrés et nous permette de l’aimer.

Savez-vous combien de fois Jésus / Issa (que paix soit sur lui) est-il mentionné dans le Coran?

Les musulmans reconnaissent Jésus / Issa (que paix soit sur lui) comme l’un des plus grands prophètes de l’islam . Dans le Coran , Dieu Tout-Puissant mentionne Jésus pas moins de 35 fois; 27 fois part son nom «Jésus» ou « عيسى » Issa en arabe et 8 fois comme «le Messie » ou « المسيح » en arabe.

En entendant ces mentions de Jésus/Issa et notamment de l’histoire de Marie et la naissance du prophète Jésus / Issa, le roi chrétien Négus d’Abyssinie, alors que les premiers musulmans cherchaient refuge dans son royaume, frappa la terre de sa main, puis il saisit une baguette et traça un trait par terre disant : « La différence entre votre religion et la nôtre n’est guère plus importante que ce trait. » S’adressant aux musulmans, il dit : « Soyez en sécurité sur ma terre. Quiconque vous insulte en sera pour ses frais. Je ne préférerais point recevoir une montagne d’or contre le fait de nuire à l’un d’entre vous. » Rappelant ainsi a tous les détracteurs que la première des hijra (migration) s’est déroulée en terre chrétienne!

Voici une compilation des versets mentionnant le prophète Jésus / Issa (que la paix soit sur lui):

2. 87. Certes, Nous avons donné le Livre à Moïse; Nous avons envoyé après lui des prophètes successifs. Et Nous avons donné des preuves à Jésus fils de Marie, et Nous l’avons renforcé du Saint-Esprit. Est-ce qu’à chaque fois, qu’un Messager vous apportait des vérités contraires à vos souhaits vous vous enfliez d’orgueil? Vous traitiez les uns d’imposteurs et vous tuiez les autres .

2.136. Dites : « Nous croyons en Allah et en ce qu’on nous a révélé, et en ce qu’on n’a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes, venant de leur Seigneur : nous ne faisons aucune distinction entre eux. Et à Lui nous sommes Soumis »

2.253. Parmi ces messagers, Nous avons favorisé certains par rapport à d’autres. Il en est à qui Allah a parlé; et Il en a élevé d’autres en grade. A Jésus fils de Marie Nous avons apporté les preuves, et l’avons fortifié par le Saint-Esprit . Et si Allah avait voulu, les gens qui vinrent après eux ne se seraient pas entre-tués, après que les preuves leur furent venues; mais ils se sont opposés : les uns restèrent croyant, les autres furent infidèles. Si Allah avait voulu, ils ne se seraient pas entre-tués; mais Allah fait ce qu’il veut.

3.45. (Rappelle-toi,) quand les Anges dirent : « Ô Marie, voilà qu’Allah t’annonce une parole de Sa part : son nom sera « al-Masih » « Hissa », fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l’au-delà, et l’un des rapprochés d’Allah

3.52. Puis, quand Jésus ressentit de l’incrédulité de leur part, il dit : « Qui sont mes alliés dans la voie d’Allah? » Les apôtres dirent : « Nous sommes les alliés d’Allah. Nous croyons en Allah. Et sois témoin que nous Lui sommes soumis.

3.55. (Rappelle-toi) quand Allah dit : « Ô Jésus, certes, Je vais mettre fin à ta vie terrestre t’élever vers Moi, te débarrasser de ceux qui n’ont pas cru et mettre jusqu’au Jour de la Résurrection, ceux qui te suivent au-dessus de ceux qui ne croient pas. Puis, c’est vers Moi que sera votre retour, et Je jugerai, entre vous, ce sur quoi vous vous opposiez.

3.59. Pour Allah, Jésus est comme Adam qu’Il créa de poussière, puis Il lui dit « Sois » : et il fut.

3.84. Dis : « Nous croyons en Allah, à ce qu’on a fait descendre sur nous, à ce qu’on a fait descendre sur Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus, et à ce qui a été apporté à Moïse, à Jésus et aux prophètes, de la part de leur Seigneur : nous ne faisons aucune différence entre eux; et c’est à Lui que nous sommes Soumis ».

4.157. et à cause leur parole : « Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d’Allah »… Or, ils ne l’ont ni tué ni crucifié; mais ce n’était qu’un faux semblant! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l’incertitude : ils n’en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l’ont certainement pas tué

4.163. Nous t’avons fait une révélation comme Nous fîmes à Noé et aux prophètes après lui. Et Nous avons fait révélation à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob, aux Tribus, à Jésus, à Job, à Jonas, à Aaron et à Salomon, et Nous avons donné le Zabour à David.

4.171. Ô gens du Livre (Chrétiens), n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites d’Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n’est qu’un Messager d’Allah, Sa parole qu’Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas « Trois ». Cessez! Ce sera meilleur pour vous. Allah n’est qu’un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C’est à Lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme protecteur .

5.17. Certes sont mécréants ceux qui disent : « Allah, c’est le Messie, fils de Marie! » – Dis : « Qui donc détient quelque chose d’Allah (pour L’empêcher), s’Il voulait faire périr le Messie, fils de Marie, ainsi que sa mère et tous ceux qui sont sur la terre? A Allah seul appartient la royauté des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre les deux ». Il crée ce qu’Il veut. Et Allah est Omnipotent.

5.46. Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l’Évangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux.

5.72. Ce sont, certes, des mécréants ceux qui disent : « En vérité, Allah c’est le Messie, fils de Marie. » Alors que le Messie a dit : « Ô enfants d’Israël, adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur ». Quiconque associe à Allah (d’autres divinités) Allah lui interdit le Paradis; et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs!

5.75. Le Messie, fils de Marie, n’était qu’un Messager. Des messagers sont passés avant lui. Et sa mère était une véridique. Et tous deux consommaient de la nourriture. Vois comme Nous leur expliquons les preuves et puis vois comme ils se détournent .

5.78. Ceux des Enfants d’Israël qui n’avaient pas cru ont été maudits par la bouche de David et de Jésus fils de Marie, parce qu’ils désobéissaient et transgressaient.

5.110. Et quand Allah dira : « Ô Jésus, fils de Marie, rappelle-toi Mon bienfait sur toi et sur ta mère quand Je te fortifiais du Saint-Esprit. Au berceau tu parlais aux gens, tout comme en ton âge mûr. Je t’enseignais le Livre, la Sagesse, la Thora et l’évangile! Tu fabriquais de l’argile comme une forme d’oiseau par Ma permission; puis tu soufflais dedans. Alors par Ma permission, elle devenait oiseau. Et tu guérissais par Ma permission, l’aveugle-né et le lépreux. Et par Ma permission, tu faisais revivre les morts. Je te protégeais contre les Enfants d’Israël pendant que tu leur apportais les preuves. Mais ceux d’entre eux qui ne croyaient pas dirent : « Ceci n’est que de la magie évidente ».

5.112. (Rappelle-toi le moment) où les Apôtres dirent : « Ô Jésus, fils de Marie, se peut-il que ton Seigneur fasse descendre sur nous du ciel une table servie? » Il leur dit : « Craignez plutôt Allah, si vous êtes croyants ».

5.114. « Ô Allah, notre Seigneur, dit Jésus, fils de Marie, fais descendre du ciel sur nous une table servie qui soit une fête pour nous, pour le premier d’entre nous, comme pour le dernier, ainsi qu’un signe de Ta part. Nourris-nous : Tu es le meilleur des nourrisseurs. »

5.116. (Rappelle-leur) le moment où Allah dira : « Ô Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux gens : « Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors d’Allah? » Il dira : « Gloire et pureté à Toi! Il ne m’appartient pas de déclarer ce que je n’ai pas le droit de dire! Si je l’avais dit, Tu l’aurais su, certes. Tu sais ce qu’il y a en moi, et je ne sais pas ce qu’il y a en Toi. Tu es, en vérité, le grand connaisseur de tout ce qui est inconnu.

6.85. De même, Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus et Elie, tous étant du nombre des gens de bien.

9.30. Les Juifs disent : « Uzayr est fils d’Allah » et les Chrétiens disent : « Le Christ est fils d’Allah ». Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse! Comment s’écartent-ils (de la vérité)?

9.31. Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui! Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent.

19.34. Tel est Issa (Jésus), fils de Marie : parole de vérité, dont ils doutent.

33.7. Lorsque Nous prîmes des prophètes leur engagement, de même que de toi, de Noé, d’Abraham, de Moïse, et de Jésus fils de Marie : et Nous avons pris d’eux un engagement solennel,

42.13. Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu’Il avait enjoint à Noé, ce que Nous t’avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus : « établissez la religion; et n’en faites pas un sujet de division ». Ce à quoi tu appelles les associateurs leur parait énorme. Allah élit et rapproche de Lui qui Il veut et guide vers Lui celui qui se repent.

43.59. Il (Jésus) n’était qu’un Serviteur que Nous avions comblé de bienfaits et que Nous avions désigné en exemples aux Enfants d’Israël.

43.61. Il sera un signe au sujet de l’Heure. N’en doutez point. Et suivez-moi : voilà un droit chemin.

43.63. Et quand Jésus apporta les preuves, il dit : « Je suis venu à vous avec la sagesse et pour vous expliquer certains de vos sujets de désaccord. Craignez Allah donc et obéissez-moi.

57.27. Ensuite, sur leurs traces, Nous avons fait suivre Nos [autres] messagers, et Nous les avons fait suivre de Jésus fils de Marie et lui avons apporté l’évangile, et mis dans les coeurs de ceux qui le suivirent douceur et mansuétude. Le monachisme qu’ils inventèrent, Nous ne le leur avons nullement prescrit. [Ils devaient] seulement rechercher l’agrément d’Allah. Mais ils ne l’observèrent pas (ce monachisme) comme il se devait. Nous avons donné leur récompense à ceux d’entre eux qui crurent. Mais beaucoup d’entre eux furent des pervers.

61.6. Et quand Jésus fils de Marie dit : « Ô Enfants d’Israël, je suis vraiment le Messager d’Allah [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Thora, est antérieur à moi, et annonciateur d’un Messager à venir après moi, dont le nom sera « Ahmad » . Puis quand celui-ci vint à eux avec des preuves évidentes, ils dirent : « C’est là une magie manifeste ».

61.14. Ô vous qui avez cru! Soyez les alliés d’Allah, à l’instar de ce que Jésus fils de Marie a dit aux apôtres : » Qui sont mes alliés (pour la cause) d’Allah? » – Les apôtres dirent : « Nous sommes les alliés d’Allah ». Un groupe des Enfants d’Israël crut, tandis qu’un groupe nia. Nous aidâmes donc ceux qui crurent contre leur ennemi, et ils triomphèrent.

Le bon comportement envers la mère

Le bon comportement est une qualité dont le Prophète sallallaou ‘aleyhi wa salam nous a venter les mérites. Il fait partie intégrante de notre pratique et est un objectif pour chaque croyant et chaque croyante. Nous allons aujourd’hui nous intéresser au bon comportement envers la mère, cette personne si chère en Islam. Un rappel qui nous l’espérons nous permettra de méditer sur notre manière d’agir avec nos parents.
Nous nous basons sur l’ouvrage intitulé « Le bon comportement avec la mère » écrit par Cheikh At-Touwijry. Nous allons d’abord évoquer les paroles du Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) au sujet de la mère, puis nous aborderons le comportement des compagnons et des pieux prédécesseurs (qu’Allah les agrée) envers leurs mères avant de mentionner ce que le bon comportement envers nos parents peut nous apporter.

La mère, un trésor que le Prophète (‘alayhi salat wa salam) a ordonné de chérir

Notre noble Prophète (‘alayhi salat wa salam) nous a demandé d’être bons envers nos parents. Ils ont enduré de nombreuses peines pour nous, nous ont éduqués et nous ont apporté tout ce qu’ils pouvaient. Nous devrions donc avoir un bon comportement envers eux car c’est le moins que l’on puisse faire pour eux.

D’après Ibn Majah, Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée) a dit : « Un homme est venu voir le Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) et dit : Ô Messager d’Allah ! Je suis venu pour accomplir le djihad en ta compagnie en vue du Visage d’Allah et la demeure de l’au-delà. Je suis venu auprès de toi en laissant mes parents en pleurs. » Il dit alors : « Retourne les voir, et fais-les rire comme tu les as fait pleurer. » Le Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) nous ordonne d’être présents auprès de nos parents et de ne pas leur faire de peine. Ne soyons pas ingrats envers eux.

Par ailleurs, Ahmed, Ibn Majah et An-Nassaï rapportent d’après Mou’awiya As-Soulamy (qu’Allah l’agrée) qui a dit : « Je suis allé chez le Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) et je lui dis : « Ô Messager d’Allah ! Je veux accomplir le djihad en ta compagnie en vue du Visage d’Allah et la demeure de l’au-delà.
Malheur à toi ! Ta mère est-elle toujours vivante ? » Rétorqua-t-il alors.
« Oui. » Répondis-je
« Retourne près d’elle et sois bon envers elle. » Dit-il ensuite. Ensuite, je vins lui parler de l’autre côté, et je lui répétai : « Ô Messager d’Allah ! Je veux accomplir le djihad en ta compagnie en vue du Visage d’Allah et la demeure de l’au-delà.
Malheur à toi ! Ta mère est-elle toujours vivante ? » Rétorqua-t-il alors.
« Oui, ô Messager d’Allah ! » Répondis-je.
« Retourne près d’elle et sois bon envers elle. » Dit-il ensuite. Enfin, je me tins face à lui pour lui parler, et je lui réitérai :
« Ô Messager d’Allah ! Je veux accomplir le djihad en ta compagnie en vue du Visage d’Allah et la demeure de l’au-delà.
Malheur à toi ! Ta mère est-elle toujours vivante ? » Rétorqua-t-il alors.
« Oui, ô Messager d’Allah ! » Répondis-je.
« Malheur à toi! Agrippe-toi à ses pieds, c’est là que se trouve le paradis. » Rétorqua-t-il enfin.

Nous savons où se trouvent les clés des portes du Paradis, à nous de les saisir en chérissant notre mère, en prenant soin d’elle, en l’épaulant, en la faisant sourire et en étant bons avec elle incha Allah.

Le comportement des compagnons et des pieux prédécesseurs envers leurs mères

Il faut savoir qu’après les Prophètes (‘alayhoum salam), ils sont les meilleurs hommes, les plus pieux, les plus exemplaires, les plus nobles, qu’Allah les couvre de Sa Miséricorde. Ainsi, ils adoptaient un comportement bon et doux avec leurs mères. Les anecdotes rapportées sont nombreuses, nous n’en citerons que quelques unes incha Allah.

D’après Anas ibn Nadr Al-Achja’y, « Une nuit, la mère de Ibn Mass’ud (qu’Allah l’agrée) lui demanda de l’eau. À son retour, il lui apporta de l’eau, mais il la trouva en plein sommeil. Il resta immobile auprès d’elle jusqu’au petit matin. »

Mohamed Ibn Al-Mounkadir a dit : « J’ai passé ma nuit à masser les pieds de ma mère, alors que mon frère ‘Umar a passé la sienne en prière ; sa nuit ne me comblait pas autant que la mienne. » Quelle bonté ! Prendre soin de sa mère est un moyen de parfaire notre pratique religieuse sobhanAllah.

Ibn Al-Hassan At-Tamimy (qu’Allah l’agrée) a voulu tuer un scorpion, mais ce dernier pénétra dans un trou. Il y introduisit ses doigts à sa suite et le scorpion le piqua. On lui demanda le pourquoi de son geste, il répondit : « J’ai craint qu’il ressorte et qu’il pique ma mère. »

De même, Zine Al-’Abidine (qu’Allah l’agrée) était très bienfaisant envers sa mère. Cependant, il ne mangeait jamais dans le même plat qu’elle. On lui demanda : « Tu es la personne la plus bienfaisante envers ta mère, pourtant on ne te voit pas manger avec elle dans un même plat ?! » Il rétorqua : « J’ai peur que ma main s’empresse de prendre un aliment sur lequel elle a des vues, et par ce geste, je lui aurais désobéi. Sachez qu’il y a encore très peu de temps, il y avait une communauté chez laquelle on ne trouvait pas de personnes qui habitent à l’étage au-dessus alors que leurs mères habitaient en-dessous. »

Suivons l’exemple des compagnons et des pieux prédécesseurs (qu’Allah les agrée) pour leur droiture, leur bonté et leur bienfaisance envers leurs mères macha Allah.

La bonté envers la mère nous expie de nos péchés

Avoir un bon comportement envers la mère nous est bénéfique. En effet, cela expie nos péchés et nous rapproche du Paradis. En étant bon avec nos mères, nous préparons notre récompense pour l’au-delà incha Allah.

À ce sujet, lorsqu’Abu Moussa Al-Ach’ary et Abu ‘Amir firent allégeance au Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam), ce dernier (‘alayhi salat wa salam) leur demanda : « Qu’est devenue une des femmes de votre tribu qu’on prénomme unetelle… ? » Ils répondirent : « Nous l’avons laissée chez elle. » Le Prophète (‘alayhi salat wa salam) dit : « Sachez qu’Allah lui a absout ses péchés. » Ils dirent : « Pour quelle raison, ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « Pour sa bonté envers sa mère. » Le Prophète (‘alayhi salat wa salam) dit ensuite : « Un jour, alors que sa mère était une très vieille dame, un envoyé est venu les avertir qu’un ennemi s’apprêtait à les envahir. Dès lors, elle porta sa mère sur son dos, puis lorsqu’elle fatiguait, elle la reposait, en plaçant le flanc de sa mère contre son ventre et en plaçant ses pieds sous les pieds de sa mère craignant qu’elle se brûle, car le sol était brûlant, et ceci, jusqu’à ce qu’elle soit sauvée. » Allahou akbar ! Quelle miséricorde ! En étant bons avec nos mères, Allah nous pardonne nos péchés !

Le bon comportement avec la mère est un moyen pour nous d’accéder au Paradis. Ne soyons pas ingrats avec nos mères, soyons bons envers elles, envers celles qui nous ont mis au monde car elles méritent toute la bonté de la terre. Qu’Allah accorde à nos mères Son Pardon et Sa Miséricorde. Puisse-t-Il les préserver de tout châtiment et nous réunir auprès d’elles au Paradis incha Allah.

Par Oum Ayoub.

Le respect de la parole donnée et l’exécution des promesses

4. Chapitre 5 – verset 1: «O vous qui avez cru! Respectez scrupuleusement les pactes qui vous lient».
Pour ce qui est des hadiths :
689. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu a dit: «Les marques de l’hypocrite sont trois: quand il parle, il ment. Quand il promet, il manque à sa parole. Quand on lui confie un dépôt, il le trahit». (Unanimement reconnu authentique) Read more

La moralité et le bon caractère

623. Asa’b Ibn Jaththàma (das) rapporte: «J’ai offert au Messager de Dieu un âne sauvage (onagre) et il me le refusa (il était alors sous la règle sacrée du pèlerinage où la chasse est interdite). Quand-il lut la déception sur mon visage, il me dit: «Nous ne te l’avons refusé que parce que nous étions sous la règle du pèlerinage». (Unanimement reconnu authentique)
624. Annawàs Ibn Sam’àn (das) rapporte: «J’ai interrogé le Messager de Dieu sur le bien et sur le mal. Il me dit: «Le bien c’est la bonne moralité et le mal c’est ce qui reste hésitant dans ta poitrine et que tu n’aimerais pas que les gens découvrent». (Rapporté par Moslem)
625. Selon ‘Abdullàh Ibn ‘Amr Ibn Al-‘Às (das), le Messager de Dieu n’a jamais été grossier et n’a jamais voulu le paraître. Il disait: «Parmi vos meilleurs sont ceux d’entre vous qui ont la plus haute moralité et le meilleur caractère». (Unanimement reconnu authentique) Read more

La recommandation de tenir des propos aimables et de rencontrer les autres avec un visage souriant

Dieu le Très-Haut a dit:
1. Chapitre 15 – verset 88: «Montre-toi modeste et bienveillant avec les Croyants».
2. Chapitre 3 – verset 159: «Si tu étais un rustre au coeur dur, ils se seraient dispersés loin de toi».
Quant aux Hadiths:
693. Selon ‘Adi Ibn Hàtem (das), le Messager de Dieu a dit: «Mettez-vous à l’abri du Feu ne serait-ce que par un morceau de datte. Celui qui n’en a pas, par une bonne parole». (Unanimement reconnu authentique)
694. Selon Abou Hourayra (das), le Prophète a dit: «La parole gentille est déjà une aumône».
695. Selon Abou Dharr (das), le Messager de Dieu a dit: «Ne méprise aucune bonne action ne serait-ce que le fait de rencontrer ton frère avec un visage détendu». (Rapporté par Moslem)
Riyad as-Salihin (Le jardin des vertueux) De lʹImâm Mohieddîne Annawawî.
Traduction et commentaire : Dr Salahiddine kheshrid.